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Les Canadiens sont là!

Les Canadiens sont là!

Aveuglés que vous êtes par le rendement phénoménal, pour ne pas dire miraculeux aux yeux de certains sceptiques, des Canadiens de Montréal, vous pensez à tort que je vais vous entretenir uniquement de la troupe du pasteur Michel Therrien. Habemus papam, eurent dit les joueurs du CH si un seul d’entre eux avait eu la moindre notion de latin, cette langue morte remise à la mode du jour en ces temps de conclave. Bien sûr qu’il ne faut pas passer sous silence le rendement de cette équipe de millionnaires dont tout à coup tout le monde ou à peu près se fout du salaire qu’ils retirent. Après tout, ne nous rendent-ils pas heureux? Mes coups de chapeau aux Emelin, Eller, Prust et Plekanec, aux recrues Gallagher et Galcheynyuk, sans oublier nos fiertés nationales québécoises Bouillon, Desharnais et le nouveau venu Dumont. On ne leur souhaite à tous que le meilleur pour la deuxième partie de la saison, mais la médiatisation de cette énorme surprise vous a sans doute fait oublier les performances de plusieurs autres athlètes canadiens.

En ski, très près de nous et de notre cœur, nous avons un dénommé Mikaël Kingsbury, le champion mondial des bosses depuis le début du mois, flanqué d’Alexandre Bilodeau le champion olympique de Vancouver sans oublier la valeureuse Chloé Dufour-Lapointe; tout ce beau monde sera des prochains Jeux de Sotchi. Et que dire d’Alex Harvey en ski de fond? Vrai qu’il a connu quelques ratés au cours de ses dernières courses, mais tous s’entendent pour dire qu’il y a là de la graine de champion. À 24 ans, il affiche déjà un palmarès impressionnant dans un sport où les meilleurs commencent à s’illustrer vers la fin de la vingtaine. Son compagnon Devon Kershaw n’a rien à lui envier et à eux deux, ils forment une équipe redoutable et redoutée. Toujours en ski, en descente cette fois, Érik Guay, de Mont-Tremblant, a été contraint de remettre à la saison prochaine sa poursuite des records de Steve Podborsky. Il n’est qu’à un seul podium des 20 podiums du Crazy Canuck, ce n’est pas rien? Et finalement, en patinage de vitesse, les frères Hamelin, la pétillante Marianne St-Gelais, Cindy Classen et Christine Nesbitt ne cessent de récolter les médailles en compétitions internationales de courte et longue piste. Oups! J’allais oublier le patinage artistique. Patrick Chan est revenu dans sa meilleure forme, le couple Duhamel-Radford se couvre de bronze et se lance à la chasse des champions aux Mondiaux de London tandis que Joannie Rochette, le chouchou de Vancouver, ne dit pas non à un retour à la compétition. J’ai déjà hâte à Sotchi! Voilà pour les sports d’hiver.

Mais il n’y a pas que l’hiver dans ce beau pays qui s’étend de l’Atlantique aux Rocheuses. Il y a aussi un Milos Raonic qui s’illustre au tennis sous des cieux plus cléments. Le Monténégrin canadien se classe maintenant parmi les vingt meilleures raquettes au monde et son service foudroyant fait réfléchir, et souvent fléchir, l’élite du tennis mondial. Au golf, si les Canadiens peinent à s’illustrer depuis l’éclipse de Mike Weir, il convient de souligner la présence sur le circuit féminin (LPGA) des Québécoises Maude-Aimée Leblanc et de Sara-Maude Juneau. Oh! Et il y a aussi un certain Georges Saint-Pierre, un Québécois semble-t-il plus célèbre au Japon que dans ses propres terres qui, pour une huitième fois, a défendu son titre de champion.

Voyez, il y a le CH, mais il n’y a pas que le CH! Comme le dirait François 1er, «A mari usque ad mare» et un petit salut à nos athlètes canadiens.

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