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Journal L'Éveil et La Concorde

Le Tigre serait-il de retour?

N’allez pas croire que ce billet aborde la question du retour de Michel Bergeron avec les Nordiques à Québec, non, non, non. Mais à l’instar du retour du hockey de la LNH dans la Vieille Capitale, il est tout de même question ici d’un des retours les plus attendus et les plus voulus dans un sport qui fait aussi office de religion dans bien des cas, j’ajouterais même un retour attendu depuis des lustres qui fait piaffer d’impatience ses plus chauds partisans: celui de Tiger Woods au sommet du golf de la PGA.

Il y a quelque 900 jours que le Tigre s’est fait dégriffer à froid dans une partie qui ne met en jeu aucune balle blanche et qui s’est déroulée loin des verts et des fosses de sable, dans des épisodes dignes d’un roman-savon où Woods a pris les traits d’un monstre de la pire espèce en ayant des aventures extraconjugales olé olé avec tout ce qui bouge autour de lui. Il y a aussi plus de 30 mois que le golfeur le plus en vue de la planète gagnait son dernier tournoi faisant partie d’un circuit professionnel, soit le 15 novembre 2009 au Masters d’Australie, une épreuve du circuit européen. Son dernier exploit au sein de la PGA remontait, lui, au 13 septembre 2009, au moment où Woods avait remporté le Championnat BMW. Cette disette est maintenant chose du passé, Tiger ayant remporté la dernière édition du Arnold Palmer Invitational sur le parcours de Bay Hill, en Floride, la semaine dernière. Est-ce pour autant annonciateur d’un véritable retour de Tiger aux sommets?

Plusieurs arguments militent en sa faveur. D’abord, Woods a fait preuve de constance tout au long de la fin de semaine. Il a en effet été en mesure de jouer quatre solides rondes de golf. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est la première fois qu’il joue toutes ses rondes sous la normale dans un même tournoi. Voici aussi une statistique intéressante: au moment du tournoi de Bay Hill, il était au troisième rang des golfeurs professionnels, cette saison, pour ce qui est des moyennes par ronde, avec une fiche de 68,8. Il n’est devancé à ce chapitre que par Steve Stricker et Rory McIlroy. Autre signe qu’il est au meilleur de sa forme: lors de sa victoire la semaine dernière, il a obtenu son meilleur score depuis le Buick Open de 2009 en ce qui concerne les verts atteints en coups prescrits. D’un point de vue stratégique, il utilise aussi beaucoup plus ses bois d’allée et ses fers longs au détriment de son bois 1, et les coups où il a joué d’audace ont été réussis. Bref, il est comme le Tiger des beaux jours. Par contre, rien n’est gagné pour l’athlète le mieux payé au monde. Tout d’abord, il s’agissait d’une victoire dans un tournoi qu’il a gagné six fois auparavant, sur un parcours qu’il connaît très bien. Ensuite, son plus proche poursuivant, le Nord-Irlandais Graeme McDowell, ne s’est jamais vraiment rapproché de lui au cours de la ronde finale. De plus, seulement deux joueurs du top 10 étaient présents à Bay Hill cette fin de semaine là. En ce sens, le Masters de la semaine prochaine sera tout un test pour vérifier si ses nouvelles griffes sont affûtées et bien repoussées.

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