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Le récidiviste

Le récidiviste

À la suite d’un autre geste de violence inacceptable commis par un récidiviste notoire en Matt Cooke, les dirigeants des Pingouins de Pittsburgh ont fait un pas dans la bonne direction en n’hésitant pas à critiquer leur joueur fautif. Faut dire qu’ils étaient pas mal coincés dans cette histoire-là. En effet, si vous vous rappelez bien, il y a à peine deux mois, le propriétaire Mario Lemieux, à la suite d’incidents disgracieux qui s’étaient produits lors d’un match entre les Pingouins et les Islanders, avait jeté son fiel sur les bonzes de la Ligue nationale, leur reprochant leur manque de leadership pour enrayer la violence et les coups salauds.

Cependant, quand on a justement un hockeyeur dans ses rangs en Matt Cooke qui semble se faire un malin plaisir à tenter de blesser des rivaux et qu’on a l’un des clubs les plus pénalisés, mettons que ça n’a pas pris de temps avant que Lemieux se fasse rabrouer sur la place publique.

Puis, lors de la récente réunion des directeurs-gérants de la LNH, celui des Pingouins, Ray Shero, a proposé une motion visant à éliminer tous les coups portés à la tête. Cette motion a finalement été rejetée 24 contre 6.

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En fait, il n’y avait pas seulement les membres de l’état-major des Pingouins qui pouvaient difficilement passer sous le silence le geste de Cooke, après qu’il ait frappé délibérément avec son coude Ryan McDonagh des Rangers. Devant toute la cohue médiatique que les commotions cérébrales ont provoquée cette année, dont celle survenue à Sidney Crosby, je vois mal comment les dirigeants de la Ligue nationale auraient pu justifier leur décision en ne suspendant Cooke que pour 4 parties par exemple. En le mettant à l’écart pour les dix dernières parties en saison régulière et en l’excluant de la première ronde éliminatoire, il s’agit d’une sanction qui a plus de portée qu’à l’habitude.

À l’aube des séries éliminatoires qui s’amorcent sous peu, tous les yeux seront tournés sur les individus qui gèrent le comité de discipline. Exerceront-ils le leadership nécessaire pour réprimander sévèrement tout comportement de violence inapproprié? Permettez-moi d’en douter, et ce, surtout si ça se révèle un joueur étoile qui commet un geste condamnable. Tant qu’il y aura des directeurs-gérants de la trempe de Brian Burke qui croient ni plus ni moins qu’il n’y a pas d’autres façons que le hockey doit se jouer actuellement, avec le pouvoir et l’influence de ces hommes de hockey sur les décisions prises au bureau de la LNH, on est encore loin d’une nouvelle ère.

Cela ne s’avère plus rassurant de penser que plusieurs hockeyeurs pensent sensiblement à la manière de Burke. Plusieurs d’entre eux ont beau affirmer le contraire lorsque interrogés; dans le feu de l’action, ils continuent de se frapper sans retenue, sans le minimum d’attention.

Le récent incident Matt Cooke et les autres gestes commis par les Mike Komisarek et Brad Marchand, notamment, illustrent pour moi de façon éloquente la culture imprégnée chez les joueurs. Tant que les règles de jeu ne seront pas appliquées avec constance et les sanctions rendues plus musclées, rien ne changera et pire encore, la situation s’envenimera davantage. Bonne chance, Monsieur le commissaire Bettman, j’ai bien hâte de vous entendre à nouveau nous faire croire qu’il n’y pas de problème majeur dans la LNH.

 

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