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La tribu de Dana

La tribu de Dana

Chers adeptes de manchettes sportives, ne croyez surtout pas, à la lecture du titre coiffant cet article, que les prochaines lignes seront consacrées au groupe rock parisien Manau, à l’origine du succès La tribu de Dana, un singlequi a fait le tour des radios francophones à la fin des années 1990. Si j’ai choisi ce titre, c’est plutôt pour faire référence à Dana White, président du Ultimate Fighting Championship (UFC). Le monsieur, il faut l’avouer, a le sens de la formule. En contrepartie, on observe cependant qu’il a autant de tact et de diplomatie que de cheveux sur la tête. Mais il semble que ces attributs ne soient pas les meilleurs atouts pour développer un branding comme celui de la UFC. Car la sortie qu’il a faite contre Georges St‑Pierre, le 16 novembre dernier à Las Vegas, à la suite de la victoire de ce dernier lors du combat de championnat du monde des poids mi‑moyens face à Johny Hendricks, est beaucoup plus un coup d’éclat qu’un véritable cri du cœur, si vous voulez mon avis. Rappelons que le chic promoteur a pourfendu les juges qui ont concédé une victoire serrée à Georges St‑Pierre (GSP pour les intimes).

Je veux m’éloigner de cette controverse – de toute façon, à la boxe ou dans les sports de combat, il n’est pas rare que le candidat défait crie à l’injustice – pour concentrer mes propos à l’analyse de la réaction de White dans les circonstances. Je paierais cher pour savoir quelles lignes il avait préparées en cas d’une décision serrée en faveur de Johny Hendricks. Ou de victoire écrasante de ce dernier sur Georges St‑Pierre. Ou encore sur… Stoppons tout de suite nos tergiversations sur la myriade des réactions possibles, car il semble évident que Dana White aurait exigé une autre prestation de son combattant préféré, en prétextant comme il l’a fait à la mi‑novembre que St‑Pierre ne pouvait pas prendre de retraite.

Ce faisant, il a assuré une visibilité médiatique importante du combat, tablant sur la controverse entourant le UFC 167. Comme le dit le vieux dicton: Parlez‑en en bien, parlez‑en en mal, pourvu que vous en parliez.

Dana White a la personnalité rêvée pour promouvoir cette entreprise, achetée en 2001 par des propriétaires de casino pour la modique somme de deux millions de dollars. Ce n’est rien en comparaison de la valeur actuelle de l’entreprise. S’il est difficile d’établir avec précision cette valeur, les déclarations d’un des principaux propriétaires, Lorenzo Fertitta, laissent à penser que ce dernier a plus peur de la fin du monde que de la fin du mois. En 2011, dans des propos publiés par le New York Times, M. Fertitta a affirmé qu’il était très à l’aise de dire que la UFC était la franchise sportive ayant le plus de valeur sur la planète, devançant même la mythique Manchester United, laquelle, selon le magazine Forbes, valait à l’époque quelque 2,23 milliards de dollars.

Avec ses 12 titres UFC, un record toutes catégories confondues, GSP est le porte-étendard et la marque de commerce de l’entreprise. La décision de GSP de prendre une pause ou de se laisser tenter par une éventuelle retraite aurait des impacts financiers majeurs pour Dana et les membres de sa tribu.

 

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