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La table est mise

La table est mise

Geoff Molson attend de la visite à Montréal, le printemps prochain, pour le banquet des séries de fin de saison, et pour bien le réussir, il a mobilisé une nouvelle brigade de cuisine. Le chef, Marc Bergevin, a déjà choisi son équipe, à commencer par ses seconds de cuisine Rick Dudley et Scott Mellanby. Le poste d’aboyeur a été confié à Michel Therrien, qui s’est empressé de s’entourer des meilleurs sauciers, poissonniers et pâtissiers disponibles. En effet, les Jodoin, Gallant, Lapointe, Groulx, Lefebvre, Riendeau, Dufresne et Brisebois ont tous déjà mis la main à la pâte d’un party de Coupe Stanley. Qui plus est, ils parlent la même langue, aussi celle des clients, et ils sont encore tous d’âge à ne pas compter les heures pour concocter un repas digne des partisans montréalais.

Le week-end dernier, le garde-manger Trevor Timmins, accompagné du chef et de ses seconds, s’est rendu à Pittsburgh y faire ses provisions pour le prochain festin et pour celui des années à venir, nous a-t-on assuré. Pour une rare fois depuis des décennies, le CH se retrouvait en bonne position pour sélectionner dans chacune des rondes. Un 3e choix dès la première ronde, 3e et 21e choix en deuxième ronde, 3e choix dans les rondes trois, quatre et six et premier choix au 5e tour; un petit hommage à l’administration précédente serait peut-être ici de bon aloi. Nous voici donc avec un Alex Galchenyuk, qui possède, dit-on, la finesse d’un hockeyeur russe et la fougue d’un Nord-américain, du négligé Suédois Sebastian Collberg et du bœuf de l’Ouest, Dalton Thrower. Ajoutez à cela un potentiel Guy Carbonneau en Brady Vail, un Suédois Erik Nystrom et deux trouvailles francophones, Tim Bozon et Charles Hudon, et vous avez là une bonne partie du menu pour les prochaines années. Il faudra bien sûr s’assurer de bien entourer tout ce beau monde et de le développer correctement; c’est pour ça que les Lefebvre, Riendeau, Dufresne et Brisebois font maintenant partie de la cuisine du chef Bergevin.

Première question: verra-t-on dès cette année un ou quelques-uns de ces nouveaux élus sur la patinoire du Centre Bell? Un instant! «Chi va piano, va sano.» Rappelons que la grande majorité de ceux dont le chandail orne les hauteurs du Centre Bell ont tous, à quelques très rares exceptions près, fait leurs classes dans les rangs mineurs et n’ont pas accédé à la LNH avant leur 20e anniversaire de naissance. Les Savard, Lapointe, Robinson, Dryden, Lemaire, Richer, Roy et autres sont tous passés par Houston, Halifax ou Sherbrooke. Deuxième question: les verra-t-on jamais dans l’uniforme du CH? Le repêchage n’est sûrement pas une science exacte, les exemples de premiers choix qui ont échoué ne manquent pas. Admettons cependant que nos bien-aimés ne sont pas les seuls à s’être fourvoyés au fil des ans. On décrie souvent les choix du CH, mais que dire d’Alexeï Emelin et Mark Streit (2004), Carey Price (2005), Ryan McDonagh, Max Pacioretty et P.K. Subban (2007), Louis Leblanc (2009), Jared Tinordi, Morgan Ellis et Brendan Gallagher (2010) et Nathan Beaulieu en 2011.

La table est mise. La brigade de cuisine du 7e étage doit faire son travail, laisser mijoter et apprêter la denrée disponible, à Montréal comme à Hamilton, pour clore le festin en buvant le nectar à même la Coupe Stanley, un jour prochain.

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