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La conquête des négligés

La conquête des négligés

Se déroulant de façon parallèle, les finales au basketball dans la NBA et au hockey dans la LNH ont donné lieu à plusieurs similitudes. Dans les deux cas, les clubs négligés ont réussi à l’emporter et ont même poussé l’affront à s’assurer des grands honneurs, au domicile de leurs adversaires. Autre fait identique, les vedettes pour les équipes favorites respectives n’ont pas répondu aux attentes en grande finale. En plus, les plus récentes formations championnes ont employé une recette semblable pour atteindre leur objectif ultime. Tout d’abord, que ce soit les joueurs des Mavericks de Dallas ou des Bruins de Boston, ils n’ont pas été intimidés par les superstars de leur équipe rivale. Dans un effort collectif de tous les instants en défensive, ils sont parvenus à museler leurs rivaux en ne concédant que très peu de marge de manœuvre et en se montrant extrêmement combatifs dans leurs actions individuelles.

Par ailleurs, bien que j’avoue que je ne suis pas un grand fan de basket a priori, j’ai quand même épié quelques rencontres de cette confrontation entre les Mavericks et le Heat. Je dois dire que le spectacle m’a pas mal plu. Si je trouve que contrairement au hockey et au football, notamment, les athlètes au basketball sont souvent impuissants à empêcher leurs opposants d’inscrire des points, lors de cette finale, je peux vous certifier que les porte-couleurs des deux clubs en présence ont trimé dur pour récolter la plupart de leurs points. Le marquage était serré, et ce, même à mi-terrain. D’autre part, si du côté du Heat, les LeBron James, Chris Bosh et Dwyane Wade m’ont déçu par leur production, en revanche, j’ai été fort impressionné par Dirk Nowitzki. En plus de faire sentir sa présence en défensive et en attaque, il s’est avéré le leader incontesté de sa formation. Continuellement, les stratégies tournaient autour de lui, et ce dernier a su répondre à l’appel de façon éclatante. À juste titre, il a mérité le titre de joueur par excellence des séries.

Au hockey maintenant, sans rien enlever aux mérites des porte-couleurs des Bruins de Boston qui, menés par Tim Thomas devant le filet, n’ont surtout pas volé cette conquête de la coupe Stanley, pour la qualité du spectacle… on repassera!

Sans doute en raison d’un style de jeu conservateur et défensif, le flot des parties était déficient. Soit dit en passant, si les Canucks n’ont pas triomphé, ils n’ont qu’eux à blâmer. Avec leur domination jusque-là au cours de la saison régulière 2010-2011, les têtes d’affiche des Canucks, Roberto Luongo, les frères Henrik et Daniel Sedin, de même que Ryan Kesler, ne se sont pas montrés à la hauteur, c’est le moins que l’on puisse dire. Dans le château fort des Bruins, ils ont tout simplement été lamentables.

Quand on pense que le cerbère Tim Thomas et le défenseur Zdeno Chara ont constitué des pièces fort importantes dans ce cheminement final couronné de succès; pour ma part, cela a de quoi me permettre de rêver au sujet des Canadiens. Avec un gardien de la trempe de Carey Price et un défenseur aussi spectaculaire et efficace que PK Subban, je considère qu’en défense, la formation montréalaise n’a rien à envier à la plupart des autres équipes. De là à considérer les Canadiens comme de sérieux prétendants à la Coupe l’an prochain, pour le moment, gardons-nous une certaine gêne si vous le voulez bien.

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