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Illusions

Illusions

Le Groupe Québecor a profité du lancement de la nouvelle saison de TVA Sports pour inviter à Boucherville le commissaire de la LNH, Gary Bettman. On se souviendra que Rodgers et TVA Sports sont devenus l’automne dernier les diffuseurs nationaux de la LNH grâce à une entente de plus de 5 milliards. Bien sûr, Gary était tout sourire et fort impressionné par la réception dont il a fait l’objet et, bien sûr aussi, la question du retour d’une franchise à Québec a refait surface pour une ixième fois. Mais quand donc Bettman va‑t‑il se décider à clore la discussion une fois pour toutes? La LNH à Québec, ça n’arrivera pas!

Quelqu’un peut‑il me dire ce qui a changé à Québec depuis que Me Aubut a vendu la franchise des Nordiques au Colorado? La ville est‑elle moins «petits fonctionnaires», ceux qui ne peuvent pas se permettre d’acheter des billets à plus de 100 $ le match et deux bières à 12 $ chacune? Y a‑t‑il tant de nouvelles sociétés qui se sont implantées à Québec pour remplir les loges si nécessaires à la rentabilité d’une équipe? Les salaires versés aux vedettes et aux autres ont‑ils diminué? La réponse à toutes ces questions est NON. Gary Bettman est un Américain à qui on a confié la barque de la LNH et qui, avec raison sans doute quand on constate ses résultats financiers, ne jure que par les gros marchés américains. Je l’ai déjà dit et je le répète, d’un point de vue strictement intérêt envers ce qui était notre sport national, Québec mérite une franchise bien avant les Los Angeles, Anaheim, Nashville et autres. Mais le nerf de la guerre, l’argent, ni Québec, la Ville ou son gouvernement provincial, ni aucun de ses hommes d’affaires, n’en a suffisamment pour d’abord se payer une franchise et ensuite la rentabiliser sur une longue période.

Oui, le nouvel amphithéâtre, que Québecor avec l’aide de subventions municipales et provinciales nous a passé entre les dents, ouvrira l’an prochain, mais cette ouverture se fera et devrait se faire sans une équipe de la LNH. Sans me mêler de politique, j’aimerais bien que quelqu’un m’explique comment Labeaume et Couillard, aux prises avec des déficits actuariels de fonds de retraite à ce point menaçants pour le pauvre contribuable qu’il faille en faire une loi, pourraient trouver les milliards nécessaires à l’acquisition d’une franchise de la LNH. Du pain et des jeux, je veux bien, mais commençons donc par le pain. Il ne faut pas se bercer d’illusions; une franchise de la LNH, ça n’arrivera pas et surtout, ça ne doit pas arriver!

L’illusion Eugénie

Ne partez pas en peur, je ne dis pas qu’Eugénie n’est qu’une illusion. Il y a trop de vrais connaisseurs de tennis, John McEnroe, Chris Evert, Martina Navratilova entre autres, qui voient en elle le futur du tennis pour penser que les succès d’Eugénie Bouchard ne sont que passagers. Je vous parlais la semaine dernière de la coche qui lui manque encore pour rivaliser avec les meilleures et sa défaite devant Makarova en 4e ronde du US Open m’a malheureusement donné raison. Malgré cette défaite, il faut reconnaître l’exceptionnelle saison que la Québécoise a connue; deux demi-finales et une finale en Grand Chelem, très peu de ses consœurs du circuit féminin en ont réussi autant. Là où il ne faut pas se faire d’illusions, c’est de penser qu’il lui suffira de fouler un court de tennis pour remporter la victoire. La concurrence est maintenant si forte chez les dames que n’importe qui peut vaincre n’importe qui; regardez les dossiers des sœurs Williams, de Sharapova et d’Azarenka lors des majeurs pour vous en convaincre. Baissons donc un peu nos attentes envers Eugénie, elle ne s’en portera que mieux.

 

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