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Gauthier et Bergevin

Gauthier et Bergevin, même combat?

La lune de miel entre les partisans du Canadien de Montréal et leurs dirigeants durera‑t‑elle encore pendant longtemps? La légendaire impatience des plus grands connaisseurs de hockey au monde pourrait se pointer plus vite qu’on ne le pense.

En faisant table rase sur le passé lorsqu’il est arrivé en poste, le directeur général Marc Bergevin a clairement désavoué la construction d’une équipe autour de petits joueurs rapides, philosophie développée par le clan Bob Gainey-Pierre Gauthier. Il n’était pas souhaitable – voire même viable – de penser obtenir du succès dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec des joueurs de petits gabarits, aussi talentueux soient‑ils. À ce chapitre, chez le Canadien, seuls les petits joueurs les plus déterminés à se faire brasser soir après soir obtiennent du succès, comme Brendan Gallagher. Et c’est tout à son honneur. Après les tentatives de Gauthier/Gainey afin de relancer le club avec les Gomez/Gionta/Cammalleri et compagnie, le Canadien amorçait donc une énième reconstruction. Exit Gomez grâce aux outils donnés aux DG en vertu de la nouvelle convention collective, et bienvenue aux Prust, Parros et Murray pour ajouter du poids à l’équipe. Malgré cela, force est de constater que Marc Bergevin a dû lui aussi tenter des choses avec des joueurs dont les résultats étaient plus qu’ordinaires. Le gros attaquant de puissance, capable de compter des buts et de frapper, est courtisé par toutes les équipes de la LNH, mais bien peu d’entre elles sont en mesure d’en aligner un. Il faut alors se tourner vers des solutions de rechange, qui n’offrent pas toujours le scénario désiré.

À ce chapitre, il faut compter la présence de Daniel Brière dans l’organisation du Canadien de Montréal. Daniel Brière est un joueur en perte de vitesse. En lui donnant un contrat de deux ans, Marc Bergevin a tenté un coup de dé, lui qui espérait relancer la carrière du petit attaquant. À ce chapitre, il a fait un peu comme ce que Gainey avait tenté avec Gomez et Gionta, espérant recréer la chimie qui les animait du temps où ils jouaient pour les Devils du New Jersey. Loin de moi l’idée de faire comparer le cas de Daniel Brière et le flop de Scott Gomez, mais il reste qu’à la base, le «projet» est le même: tenter de relancer un joueur en perte de vitesse.

De petit gabarit, pas trop bagarreur dans les coins et frileux lorsque vient le temps de couper vers l’enclave, Brière n’offre pas à ses patrons les performances espérées, en plus de prendre son lot de punitions stupides lorsqu’il se fait prendre hors position.

Peu importe qu’il soit Québécois, Suisse, Allemand ou Bulgare, Brière ne performe pas à la hauteur des attentes, point à la ligne. Aurait‑il plus de succès s’il évoluait avec des joueurs de plus gros gabarit, laissant à ses coéquipiers le soin de se sacrifier pour l’équipe? C’est encore drôle. Et s’il vous plaît, arrêtons de trouver des défaites en disant qu’il a besoin de temps pour s’acclimater à sa nouvelle organisation: son manque de production est associé aux déficiences dans son éthique de travail. Au moment d’écrire ces lignes, Brière était sur la touche en raison de ce qui semblait être une commotion cérébrale. Disons que cet épisode arrive à un bien mauvais moment, pour un joueur qui a encore tout à prouver.

 

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