- PUBLICITÉ -
Festoyons maintenant avec notre équipe championne

Festoyons maintenant avec notre équipe championne

Les festivités des dernières semaines entourant la tenue de la 100e édition de la Coupe Grey, dans la Ligue canadienne de football (LCF), lesquelles ont culminé avec la victoire éclatante des Argonauts de Toronto sur les Stampeders de Calgary dimanche dernier, devraient nous rappeler à quel point nous sommes chanceux, à Montréal, de pouvoir compter sur une équipe gagnante. On ne parle pas ici d’une équipe qui se drape dans le linceul bleu-blanc-rouge d’une tradition et d’un temps révolu, une équipe qui nous a vendu des performances au mieux moyennes, au pire médiocres – ce qui pourrait fort bien commencer à changer à compter des prochaines semaines, des prochains mois ou de la prochaine année, je vous l’accorde. Anyway, y a pas grands hot-dogs à huit piastres qui se vendent ces jours-ci au centre-ville de Montréal, alors laissons ces messieurs brasser leurs millions, pour ne pas dire leurs milliards, loin des amateurs.

Non, nous avons une équipe qui gagne actuellement et qui mériterait de récolter beaucoup plus le fruit de ses efforts, du point de vue ventes et marketing du moins, et il s’agit des Alouettes de Montréal. D’accord, nous nous sommes inclinés contre les gagnants de la Coupe Grey en finale de division à la fin de la saison qui vient de se terminer, mais n’empêche: il reste tout de même que nos Zoiseaux constituent la seule formation montréalaise de sport professionnel qui a gagné des championnats ou atteint les sommets de façon régulière au cours des quinze dernières années. Vainqueurs en 2002 contre les Eskimos d’Edmonton, les Alouettes ont participé à la finale de la Coupe Grey à pas moins de huit reprises depuis le tournant du millénaire.

La formation montréalaise de la LCF a remporté le précieux trophée deux saisons d’affilée en 2009 et 2010, chaque fois contre les Roughriders de la Saskatchewan, une première dans son histoire. Chaque fois qu’ils ont soulevé la Coupe au cours de ces années ou qu’ils ont eu l’insigne honneur de participer à la grande finale, les Alouettes ont été littéralement inspirés par un certain Anthony Calvillo, un joueur critiqué à plusieurs reprises à ses débuts montréalais et qui allait établir, le 10 octobre 2011, une nouvelle marque au football professionnel, en surpassant les 72 381 verges par la passe que Damon Allen détenait jusqu’alors après une carrière d’un peu plus d’une vingtaine d’années dans cinq formations de la Ligue canadienne de football. Calvillo doit aussi être mis dans une classe à part, étant l’un des rares quarts-arrières du football professionnel à avoir complété plus de 400 passes de touché.

Tout ça en passant la presque totalité de sa carrière à Montréal. Qui a dit que la stabilité au sein d’une équipe professionnelle ne pouvait pas être payante? Or, bien que les Alouettes puissent actuellement compter sur une très solide base de partisans, le public montréalais et québécois n’a pas toujours été tendre envers le football. Les Concordes de Montréal, puis l’énigmatique Montreal Machine, de la défunte World League of American Football de 1991 et 1992, en sont des exemples frappants. Le succès financier de la Ligue laisse croire que tout se porte pour le mieux dans le meilleur des mondes: on annonce la venue d’un club à Ottawa et une possible expansion dans les provinces de l’Est. Profitons tout de même au maximum du bonheur que les Alouettes nous apportent.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top