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Et après?

Et après?

Voilà maintenant quelques semaines que la grand-messe du sport olympique d’hiver est terminée et que tout semble s’être arrêté en attendant le prochain rendez-vous, dans deux ans, pour la tenue des Jeux olympiques d’été de 2016, qui auront lieu à Rio de Janeiro. Quel est l’intérêt, me demanderez-vous, de parler de cela alors que la poussière vient à peine de retomber sur les Jeux de Sotchi?

En fait, je veux attirer votre attention sur l’entre-deux, cette période durant laquelle la plupart des athlètes mis en lumière durant les Jeux olympiques retournent dans l’ombre, sans toutefois cesser de s’entraîner. Certains d’entre eux en sont aussi à leurs derniers Jeux et décideront d’accrocher définitivement leurs skis, patins et autres équipements pour tenter d’ouvrir la porte sur une autre vie.

D’un côté, nous avons des jeunes comme Mikaël Kingsbury et les sœurs Dufour-Lapointe qui, une fois les célébrations terminées, sont retournés à leur entraînement en vue de tenter de remporter la victoire dans les compétitions les plus relevées de leurs disciplines respectives. Ils ne sont qu’une infime partie, parmi tous les athlètes canadiens et canadiennes de pointe, ayant eu le privilège de participer aux JO. Parmi ceux-ci, une autre fraction seulement a réussi à se hisser sur une des trois marches du podium olympique.

D’un autre côté, il y a ceux qui, comme la Québécoise Dominique Maltais, médaillée d’argent en snowboard, a exprimé le désir de retrouver une vie plus «normale». S’il n’est pas clair que Dominique Maltais prendra sa retraite à court terme, il est tout de même évident que cette transition apportera son lot de questionnements. Nous chérissons au plus haut point ces héros nationaux, ces guerriers de l’entraînement, mais, au final, qui pense à eux lorsque les projecteurs s’éteignent? La réalité rattrape parfois durement, à bien des chapitres, ceux et celles qui ont vécu durant dix ou quinze années dans le monde de la haute performance. Ils et elles ont eu à faire beaucoup de sacrifices, à commencer par leur santé. Plus d’un athlète vous le dira: lorsqu’il sent le besoin de donner du répit à son corps, de rentrer dans ses terres, le mal est parfois déjà fait. Maux de dos, blessures qui tardent à guérir et usure prématurée des articulations laissent des traces indélébiles chez des gens qui, somme toute, sont dans les meilleures années de leur vie.

Du point de vue professionnel, la transition peut aussi s’avérer difficile. Les plus jeunes peuvent s’estimer chanceux de pouvoir s’appuyer, depuis quelques années, sur des programmes d’aide qui leur permettent de poursuivre leurs études tout en faisant du sport de haut niveau, ou bien de planifier une après-carrière après qu’ils aient mis de côté à peu près tout ce qui n’était pas en lien avec leur objectif de compétition. Les proches ont un très grand rôle à jouer auprès d’eux, non seulement parce qu’ils soutiennent l’athlète dans son rêve olympique, mais aussi et surtout parce qu’il faut absolument préparer l’avenir, à court et moyen terme.

À ce titre, athlètes et proches méritent pleinement que les programmes sportifs nationaux les appuient, autant dans la phase de compétition que dans l’après.

 

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