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Journal L'Éveil et La Concorde

Creuser sa tombe

On ne sait pas ce qui est passé par la tête d’Andrei Kostitsyn et d’Alexander Radulov, des Predators de Nashville, mais il faut avouer que les deux joueurs ont tout un culot. Les deux frères de brosse ont passé la veille du deuxième match les opposant aux Phoenix, dans la demi-finale de l’Association de l’Ouest, à faire la fête. Oui monsieur, en pleines séries de la Coupe Stanley! Après avoir quitté les Predators sans respecter ses obligations contractuelles, Radulov a effectué un séjour de quelques années dans la Ligue continentale de hockey (KHL), pour ensuite revenir avec Nashville en mars en prévision des séries du printemps. De son côté, le frère André, comme on le surnomme ici, a quitté Montréal pour Nashville après avoir été le choix de première ronde du Canadien en 2003 et après avoir fait l’objet de vives critiques de la part des partisans de hockey du Québec.

Kostitsyn et Radulov avaient tous les deux la chance d’effectuer un nouveau départ à Nashville, et leurs statistiques en séries semblaient donner raison à l’organisation des Predators: tout juste avant leur folle virée, Radulov était le meilleur pointeur de son équipe en séries, avec une récolte d’un but et cinq passes en sept parties. L’ancien du Canadien avait quant à lui récolté trois buts et une assistance en autant de rencontres. Mais non, il a fallu que nos deux grands innocents aillent faire la rumba pour se détendre un peu. Résultat: ils mettaient leur équipe dans l’embarras, contraignant l’organisation à les suspendre et à les obliger à regarder la partie du haut des gradins.

«Les Predators ont quelques règles simples à respecter. Nous avons toujours privilégié une philosophie d’équipe, et contrevenir à ces règles n’est pas juste pour l’équipe et pour leurs coéquipiers», a déclaré le directeur général des Predators, David Poile, pour expliquer sa décision. Encore plus drôle pour nos deux bozos, le DG des Predators a indiqué, un peu plus tard, qu’il s’agissait pour lui d’une «décision facile», lui qui veut faire passer les intérêts de l’équipe avant ceux des individus. Ayoye! Au moment d’écrire ses lignes, les Predators avaient suspendu les deux attaquants, gagné lors du premier match de suspension, puis perdu lors du second match. Ils accusaient, au moment d’écrire ces lignes, un retard de 1-3 dans la série contre les Coyotes.

Si le frère André a toujours autant de problèmes à rester assis sur un banc, on se demande bien pourquoi il a fait exprès pour se catapulter dans les gradins. Comment diable un joueur comme Andrei Kostitsyn, qui écoule la dernière saison de son contrat et qui sera joueur autonome en juillet, a-t-il pu se mettre dans un tel bourbier? Après le fiasco de son passage à Montréal, tout le poids de la preuve retombait sur ses épaules quant à son statut – et son salaire – dans la Ligue nationale de hockey. De plus, si un comportement de ce genre est indigne d’un athlète professionnel en saison régulière, c’est une véritable insulte durant les séries printanières.

À n’en point douter, le frère André est en train de creuser sa tombe.

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