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Bon de se rappeler

Bon de se rappeler

Il y a de cela quelque temps déjà, par le biais de cérémonies spéciales, on a commémoré le 40e anniversaire de La série du siècle. De prime abord, je me suis dit que pour mettre en évidence cet événement qui remonte à 1972, c’est qu’à cette période de l’année, les médias n’avaient pas beaucoup d’autres sujets à exploiter abondamment. Pourtant, sachant pertinemment bien que cette confrontation entre le Canada et la Russie est devenue un incontournable dans l’histoire du hockey sur la scène internationale, faut dire qu’à peine âgé de 5 ans à l’époque, je n’ai qu’un lointain souvenir en tête. En compagnie de mon oncle Hervé, si je me souviens bien, celui-ci avait garé son véhicule à proximité d’un bois en prenant soin de laisser la radio ouverte. C’est alors qu’on retransmettait l’un des huit matchs qui ont eu lieu entre les meilleurs hockeyeurs de ces deux grands pays. Si je garde encore en tête cet épisode vécu, outre la portée historique qui en a découlé, c’est probablement aussi parce qu’en entendant les commentateurs décrire la rencontre avec autant de ferveur, cela avait capté mon attention bien plus que je l’aurais imaginé.

En parlant de souvenirs, avant la fin de 2012, à l’occasion du Tournoi de hockey peewee du Lac des Deux-Montagnes, pour lequel il agissait comme président honoraire, j’ai eu le plaisir de renouer avec Éric Desjardins. Tout comme moi, il avait fréquenté la polyvalente Deux-Montagnes en tant qu’étudiant. Lors de son année recrue avec le Canadien, j’avais pris l’initiative d’aller l’interviewer en tant qu’ancien joueur des Régents midget AAA. Dans ce contexte, j’ai donc toujours suivi sa carrière de près. Entre autres, je me souviendrai toute ma vie où j’étais le soir du 3 juin 1993, alors que dans le 2e match de la finale de la Coupe Stanley entre le Canadien et les Kings, Desjardins est devenu le premier défenseur à réussir un tour du chapeau.

Client régulier de La Cage aux Sports durant ces années-là, ce soir-là, entre la fin de la 3e période et le début de la période de surtemps, nous avions décidé de prendre des paris sur le joueur qui marquerait le but gagnant. Optant pour John LeClair, je m’étais juste trompé de match, car lors des deux victoires suivantes, il avait procuré la victoire à son équipe. Ainsi, déjà auteur de deux buts en temps réglementaire, Desjardins avait été le choix de Gilles Carré, ce qui avait provoqué une certaine dérision. Pas besoin de vous dire qu’en mettant finalement la main sur le joli magot, c’est Gilles qui pouvait maintenant se payer notre tête!

Pour en revenir à Éric Desjardins et son rôle récent de président d’honneur, il m’a fait une remarque qui m’a fait réfléchir. «Si je suis accueilli de belle façon, c’est grâce aux adultes qui me connaissent. Pour ce qui est des enfants, à moins que leurs parents aient parlé de moi, c’est qui, pour eux, Éric Desjardins!»

Bref, comme tous les amateurs qui ont suivi de près La série du siècle et des exploits individuels comme ceux accomplis par des athlètes marquants comme Éric Desjardins, peu importe la discipline, je réalise à quel point il est important et agréable de revivre en mémoire et en archives des réalisations significatives.

Pour mieux se rassasier du passé, ne peut-on pas mieux comprendre l’évolution et continuer, avec autant de joie et d’émotion, à savourer les exploits dignes de mention?

 

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