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Attention

Attention, auto!

Le temps s’est mis au plus beau et le mercure effectue une remontée longtemps attendue. Belle occasion de sortir la petite reine du placard ou du garage. Oui, les vélos ont refait surface dans nos rues au cours des derniers jours, mais ils sont aussi, malheureusement, apparus dans les bulletins de nouvelles pour de moins bonnes raisons. Le vélo, qui jadis n’était pratiqué que par une poignée d’originaux, fait dorénavant partie du décor urbain et rural. Pour d’aucuns, c’est un sport, pour d’autres un moyen de locomotion pour se rendre au boulot, mais pour la plupart, il s’agit tout simplement d’une agréable façon de prendre l’air en famille ou autrement et de garder un soupçon de forme physique.

Peu importe la raison pour laquelle on enfourche la bécane, il serait important que ses adeptes se rappellent qu’ils tiennent les guidons d’un véhicule qui se déplace sur des rues et routes conçues principalement pour autos et camions. Bien que plusieurs de nos villes aient pris le soin d’aménager des pistes réservées aux cyclistes, il est évident que ces derniers doivent, ou souvent préfèrent, partager la route avec des véhicules motorisés. Dans ces cas, il faut se rappeler que le code de la route s’applique à tout le monde, que vous rouliez à une, deux, trois ou quatre roues, que votre monture pèse sept kilos ou trois tonnes. Les feux rouges et les arrêts, c’est définitivement pour tout le monde. Oui, c’est tentant pour le cycliste qui maintient une moyenne de 35 km/h de brûler le feu ou l’arrêt, surtout s’il n’y a personne en vue. Songez cependant que cette tentation est la même pour celui qui est au volant d’une rutilante voiture sport qui file à 100 km/h. La loi, c’est la loi, cycliste ou automobiliste. Au cours des derniers jours, on a surtout entendu des cyclistes réclamer plus de respect à leur endroit de la part des automobilistes. On ne peut pas être plus d’accord. Mais le respect des uns envers les autres passe aussi par le respect du code de la route, pour tous.

Il faudrait aussi faire la différence entre partager la route et se l’accaparer. Lorsqu’un train de vélos roule à 35 km/h sur une route de campagne, dont la limite de vitesse est fixée à 70 km/h, est-il nécessaire de rouler à trois ou quatre de large et monopoliser la voie? En auto ou à vélo, lorsqu’on ralentit la circulation, la courtoisie veut qu’on cède la route au plus rapide, en assumant bien sûr que les limites de vitesse soient respectées de part et d’autre. En entendant l’avertissement «Attention, auto!», les cyclistes du peloton devraient sans tarder se ranger en file indienne pour permettre le passage du véhicule plus rapide. En revanche, l’automobiliste devrait lui aussi faire preuve de patience et de courtoisie en doublant le peloton. Chacun devrait être conscient des risques que comporte une conduite arrogante de l’un ou de l’autre, mais le cycliste ne devrait jamais oublier qu’il est nettement désavantagé tant par sa vitesse et son poids que par sa vulnérabilité. Oui, le cycliste est tout à fait dans son droit d’occuper sa place sur la route, mais il devrait toujours se rappeler le vieux proverbe qui dit: «Il est souvent peu raisonnable d’avoir trop complètement raison.»

La saison commence, l’automobiliste est parfois et souvent un cycliste et le cycliste est presque toujours automobiliste. Chacun prendra la route accompagné de conjoint et enfants. Est-ce si difficile de se respecter mutuellement? Il faudrait pourtant bien y penser, au nom du respect de la vie des uns et des autres.

 

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