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Charles-Olivier Roussel entend s’en servir comme source de motivation

(Photo Pierre Latour) - Après avoir été ignoré une deuxième fois d’un programme national, en hockeyeur fier qu’il est, parions que cela va servir d’élément de motivation important pour Charles-Olivier Roussel d’ici les douze prochains mois.

Charles-Olivier Roussel entend s’en servir comme source de motivation

Ignoré du camp final de l’équipe nationale junior

À la suite de sa participation au camp d’orientation, et surtout du fait qu’il connaît une autre bonne saison avec les Cataractes et qu’il s’est mis en évidence lors du Défi contre la Russie, Charles-Olivier Roussel s’attendait à se retrouver au camp final de l’équipe nationale junior.

Cependant, les dirigeants en ont décidé autrement de sorte qu’il devra attendre un an de plus avant d’espérer se tailler une place au sein d’un contingent de hockeyeurs canadiens des plus talentueux.

Comme cela se produit cette année, parmi les joueurs ignorés ou éventuellement retranchés, il y a souvent des choix très discutables. Dans le cas de Roussel, on lui a notamment préféré Nicolas Deslauriers. Ce dernier présente cette saison des statistiques comparables à celui qui a débuté son hockey mineur en sol eustachois. Ce défenseur gaucher, contrairement à Roussel qui est droitier, porte les couleurs des Huskies de Rouyn-Noranda. Son entraîneur-chef, André Tourigny, agit comme assistant-entraîneur au sein de l’équipe nationale cette année. On peut donc présumer que quand ce fut le temps de dresser la liste finale des hockeyeurs invités, Tourigny a eu de bons mots à formuler au sujet de son protégé.
«Je pensais avoir mérité ma place.»

Appelé à livrer ses états d’âme quelques jours après avoir appris la mauvaise nouvelle, le général à la ligne bleue des Cataractes n’a toujours pas su les raisons qui lui ont enlevé toute chance de goûter à une expérience internationale des plus relevées. «Sans rien faire d’extraordinaire au camp d’orientation, je pense tout de même que j’avais accompli de la bonne besogne. En plus, je pense avoir été à la hauteur lors du Défi contre la Russie. La décision aurait sûrement été différente si Éric Veilleux (son entraîneur-chef actuel) avait fait partie du personnel d’entraîneurs de l’équipe nationale junior», soutient Charles-Olivier Roussel.

En homme de caractère qu’il est, la journée même qu’il a appris qu’il avait été exclu, il y est allé d’une performance de deux buts et une passe, dans un gain de son équipe au compte de 6-5 sur les Voltigeurs de Drummondville. En début de semaine, avec 8 filets et 19 mentions d’aide pour 27 points en 31 parties, il se classait au cinquième rang chez les défenseurs du circuit. De plus, à deux reprises déjà depuis l’ouverture du calendrier régulier, il a été récompensé comme le meilleur arrière-garde de la semaine.

Soit dit en passant, il avait hâte à samedi dernier, alors que les Huskies et André Tourigny s’amenaient à Shawinigan. Malheureusement pour le numéro 91 des Cataractes, son équipe s’est inclinée 5-2.

Par ailleurs, avec tous les mouvements de personnel qui pouvaient reprendre dans la Ligue junior majeure du Québec, hier soir, Roussel a hâte de voir la ligne de pensée des Cataractes. Opteront-ils pour le statu quo, le rôle d’acheteurs ou de vendeurs?

Pour lui cependant, son optique numéro un demeure la même pour le reste de la saison 2009-2010. Exceller du mieux possible pour contribuer aux succès de sa formation et en plus, maintenant, prouver aux dirigeants de l’équipe nationale, dont André Tourigny, qu’il aurait mérité plus de considération en raison de l’aplomb de son jeu.

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