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À ses débuts chez les pros

Photo Pierre Latour - Dans sa quête d’accéder à la LNH

À ses débuts chez les pros

Charles-Olivier Roussel s’en tire plutôt bien

Au même titre que d’autres jeunes hockeyeurs, n’eut été du lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Charles-Olivier Roussel aurait sûrement entrepris la saison 2012-2013 dans la Ligue américaine.

C’est plutôt avec les Cyclones de Cincinnati dans la Ligue de la Côte de l’Est que le défenseur de 21 ans a effectué ses premiers pas chez les professionnels.

Livrant de bonnes performances à titre de joueur-recrue, après 15 rencontres où il montrait un différentiel positif avec 2 buts et 3 passes à sa fiche, il fut rappelé pour une première fois par les Admirals de Milwaukee. Pour son baptême de feu dans la Ligue américaine, son équipe croisait le fer avec les Barons d’Oklahoma City qui, à ce moment-là, pouvaient compter sur Jordan Eberle, Taylor Hall et Ryan Nugent-Hopkins, de jeunes vedettes offensives qui retiennent déjà l’attention dans la LNH.

Dans les circonstances, Roussel a réussi à tirer son épingle du jeu. Celui qui a déjà pris part au camp d’été de l’équipe nationale junior, tout en campant un rôle de premier plan lorsqu’il évoluait dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, sait depuis longtemps que peu importe l’adversaire en face de lui, il ne doit pas se laisser impressionner.

Style plus défensif

Le jeune Roussel a admis qu’une première année dans les rangs professionnels exige beaucoup d’adaptation. Célibataire, il partage un appartement avec un autre coéquipier des Admirals. Pour la première fois, il doit, entre autres, s’acquitter de préparer plusieurs de ses repas.

Sur le plan hockey, il a dû aussi procéder à quelques changements dans son jeu, lui demandant de s’en tenir à un style plus défensif. Cela explique sa contribution offensive plus modeste qu’à l’habitude d’autant plus qu’il ne voit presque jamais d’action en supériorité numérique. «Pour percer le plus rapidement possible l’alignement des Prédateurs, les dirigeants me voient comme un arrière-garde qui, à prime d’abord, se fait apprécier pour son aplomb défensif et son jeu physique. Faut dire que l’organisation mise déjà sur plusieurs défenseurs au style offensif. De mon côté, ça ne me dérange pas vraiment, mon but premier étant d’atteindre la Ligue nationale et d’y demeurer.»

Par ailleurs, au sujet de son passage dans la Ligue de la Côte de l’Est, l’athlète de 6 pieds et 1 pouce et près de 200 livres n’a pas été traumatisé. Selon lui, pour un jeune joueur, il s’agit d’un circuit favorable pour un développement plus progressif.

Constance

Soit dit en passant, pour le moment à Milwaukee, Roussel ne s’avère pas le seul Québécois à porter l’uniforme des Admirals. Il y a notamment Gabriel Bourque, celui-là même qui a brillé pour les Prédateurs en séries l’an dernier, qui se remet d’une blessure, de même qu’André Bouvet-Morrissette, récemment rappelé par les Cyclones.

Donc, en plus de pouvoir parler français avec certains de ses coéquipiers, il s’amuse ces temps-ci à montrer quelques mots de la langue de Molière à son colocataire, Joshua Shalla.

En ce qui a trait au hockey, d’ici la fin de la présente saison, son principal objectif est de convaincre les membres de l’état-major des Prédateurs qu’ils ont vu juste en misant sur lui.

 

 

 

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