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Le lieutenant-colonel Christian Marquis, commandant du premier bataillon du Royal 22e Régiment.

Le lieutenant-colonel Christian Marquis, commandant du premier bataillon du Royal 22e Régiment.

Une centaine de militaires ont donné un coup de main aux sinistrés d’Oka et de Deux-Montagnes.

L’armée en renfort

À la suite des inondations

Il y a longtemps que nous n’avions pas vu les soldats des Forces armées canadiennes débarquer dans les Basses-Laurentides comme ils l’ont fait, au début du mois, alors que de nombreuses maisons, situées en bordure du lac des Deux Montagnes, ont été inondées. La dernière fois qu’on les avait aperçus, c’était il y a 27 ans, à l’été de 1990, au plus fort de la tristement célèbre crise d’Oka.

«On se le fait beaucoup dire par les citoyens!» a d’ailleurs lancé le lieutenant-colonel Christian Marquis, commandant du premier bataillon du Royal 22e Régiment, lorsque, en compagnie de ses hommes, ils prenaient une pause devant l’hôtel de ville d’Oka après avoir passé les heures précédentes à suer à grosses gouttes à sécuriser les endroits les plus problématiques de la région.

«Nous avons été déployés le samedi matin 6 mai, vers 6 h 30, a expliqué le lieutenant-colonel Marquis. Nos premiers éléments ont alors quitté la base de Valcartier pour être répartis un peu partout sur la Rive-Nord de Montréal, dont à Oka et Deux-Montagnes, mais également à Laval et Saint-André-d’Argenteuil.»

Arrivés à Oka et Deux-Montagnes le 6 mai, en fin d’après-midi, à bord de leurs traditionnels véhicules blindés, les soldats se sont immédiatement mis au boulot.

«La première chose que nous avons faite, de dire Christian Marquis, a été de protéger les infrastructures critiques à la sécurité de la population telles que les pompes pour l’approvisionnement en eau de même qu’un puits situé dans le Parc national d’Oka. Nous avons également collaboré à l’ouverture d’une route essentielle aux évacuations, vers Saint-André-d’Argenteuil.»

Ce sont les représentants de la Sécurité publique qui ont indiqué aux militaires le travail qu’ils devaient accomplir selon leur analyse des besoins prioritaires. Les hommes vêtus de vert comptaient bien rester dans la région tant que la situation l’exigerait. Au moment d’écrire ces lignes, deux hélicoptères de l’armée étaient toujours stationnés à l’entrée de la Municipalité d’Oka.

Conflit ou aide humanitaire

Les raisons qui poussent les hommes et les femmes à intégrer les Forces armées canadiennes sont diverses. Bien que la première qui nous vienne en tête est ce désir patriotique de défendre leur pays lors de conflits armés, on comprend rapidement, en discutant avec les soldats, qu’ils ont envie d’être ici, et ce, même s’ils n’ont pas d’ennemis à combattre.

«Définitivement que nous sommes heureux d’être là, de dire le lieutenant-colonel Marquis. Ça fait partie de notre travail d’aider la population canadienne. À chaque fois que nous sommes appelés dans de telles situations et que nous pouvons faire une différence, ça nous fait grandement plaisir.»

Ce plaisir, les soldats le retirent également de l’accueil chaleureux qu’ils reçoivent des citoyens.

«J’ai participé à quelques opérations domestiques et la population nous le rend toujours bien. À chaque fois, les gens sont contents de nous voir arriver et nous le disent. Ils nous disent à quel point ils sont rassurés de nous voir sur le terrain.»

On estime à 400 le nombre de militaires venus dans les Basses-Laurentides ces dernières semaines. Plus d’un millier et demi de soldats ont par ailleurs œuvré à différents endroits inondés de la province.

La dernière fois que Québec avait fait appel aux soldats, c’était en 2011, à la suite des inondations qui étaient survenues en Montérégie. On avait aussi eu besoin d’eux en 1998, lors de la crise du verglas, et en 1996 pour intervenir en marge du déluge du Saguenay.

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