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(Photo APCIQ) «Il y a beaucoup d'émotivité dans le marché en ce moment», remarque le directeur du Service de l'analyse du marché à l'APCIQ, Charles Brant.

Marché immobilier: les prix s’enflamment sur fond de surenchères

Un an s'est écoulé depuis le début de la pandémie et l'engouement pour le marché immobilier ne cesse de croître sur la Rive-Nord. La demande est forte partout sur le territoire, mais le nombre de propriétés disponibles est à la baisse. Résultat: le phénomène d'offres multiples prend de l'ampleur et le prix des maisons atteint des sommets.

En février 2021, le prix médian d’une maison unifamiliale sur la Rive-Nord de Montréal s’élevait à 385 000 $, une hausse de 29 % par rapport à la même période l’an dernier, révèle l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Dans les Basses-Laurentides, c’est dans le secteur regroupant les villes de Blainville, Lorraine et Rosemère qu’il s’est vendu le plus de propriétés en 2020, avec 1 555 ventes comptabilisées. Le prix médian de l’unifamiliale y atteignait, à la fin de la dernière année, les 550 000 $. «On y trouve des maisons haut de gamme qui offrent des prestations très recherchées, explique le directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ, Charles Brant. Dans ce cas, ce sont des prix qui commencent à rejoindre le prix médian de l’unifamiliale sur l’île de Montréal.»

Avec 1528 ventes conclues en 2020 et un prix médian avoisinant les 350 000 $, Saint-Eustache et la MRC de Deux-Montagnes présentent également un fort attrait. Les maisons à vendre y sont rares, si bien qu’un vendeur peut recevoir une dizaine d’offres pour sa propriété.

«C’est un phénomène qui se généralise dans la région des Laurentides», constate M. Brant.

Il rappelle que la Rive-Nord connaît un vif succès depuis plusieurs années. «Il y a eu beaucoup d’investissements dans les Laurentides, notamment dans les secteurs de l’aéronautique, de la logistique et de l’industrie du cannabis, ce qui renforce la position de la Rive-Nord comme pôle d’activité économique dans les industries avancées. Tout cela fait en sorte d’attirer les acheteurs potentiels. […] Il y a aussi des gens de Montréal et Laval qui, avec le télétravail, n’hésitent plus à s’éloigner du centre-ville pour avoir une maison qui offre plus d’espace et un accès à la nature», dit-il.

L’attrait de la villégiature

D’ailleurs, il n’y a pas que la banlieue qui suscite l’intérêt. Le marché de la villégiature est également en forte demande. «Il y a deux ans, c’était plus un marché d’acheteur. Le délai de vente pouvait être élevé pour un petit chalet. Maintenant, tout se vend. Le prix a augmenté de 25 à 30 % depuis l’année dernière, même pour des chalets ordinaires», souligne Charles Brant.

Voir plus loin que la pandémie

Dans le contexte actuel, il recommande aux gens de regarder plus loin que la pandémie en ce qui concerne leurs projets d’acquisition. «Il y a beaucoup d’émotivité dans le marché en ce moment», dit-il.

Il rappelle que la question du transport pourrait redevenir un enjeu advenant un retour au bureau en présentiel ou en alternance avec le télétravail. «Si l’économie revient à la normalité, il se pourrait qu’il y ait, avec l’arrêt des subventions et la reprise des activités des agences de recouvrement, des lendemains un peu plus difficiles et une remise de propriétés sur le marché», ajoute M. Brant, tout en invitant les gens à la prudence.

 

Geneviève Blais

gblais@groupejcl.ca

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