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Une boucherie aux allures d’un Jardin

Photo Benoît Bilodeau – Alessandro Piano, copropriétaire de Boucherie Piano et Fils, à Saint-Eustache.

Photo Benoît Bilodeau – Alessandro Piano, en compagnie de ses fils Emmanuel et Patrice.

Alessandro Piano: une boucherie aux allures d’un jardin

Alessandro Piano – Boucherie Piano et Fils

Dans l’esprit d’Alessandro Piano, cela ne faisait aucun doute que la boucherie qu’il souhaitait ouvrir avec ses garçons serait située à Saint-Eustache, ville qu’il a adoptée il y a 18 ans et dont la population lui a démontré une grande générosité au cours des derniers mois, lorsque son fils Jérémy a dû lutter contre un rare de cancer des os, le sarcome d’Ewing.

Neuf mois ont passé depuis l’ouverture de la Boucherie Piano et Fils, rue Saint-Laurent, et Alessandro Piano, qui a malheureusement vu son fils alors âgé de 23 ans perdre, après cinq ans, son combat le 17 août dernier, est plus que satisfait de son choix.

«Je n’ai vraiment pas de regret d’avoir ouvert ici. Les affaires vont bien, la clientèle est constamment en hausse» , de mentionner ce fils d’immigrants italiens arrivés à Montréal en 1953.

Sept ans plus tard, en 1960, Alessandro voit le jour. C’est un garçon sociable, responsable, mais quitte l’école à 16 ans. «En secondaire 3, j’ai constaté que l’école, ce n’était pas vraiment pour moi. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mes études. J’étais plus du genre manuel» , raconte-t-il.

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La fromagerie ou la boucherie

Son père qui a déménagé entretemps sa petite famille à Vimont, à Laval, parle de la situation d’Alessandro au propriétaire de l’épicerie italienne où il se rend toujours à Montréal-Nord. Ce dernier lui propose d’embaucher l’adolescent en vertu d’un programme d’intégration au marché de l’emploi.

«J’ai eu le choix entre la fromagerie et la boucherie. Comme j’étais jeune, couteaux, viandes, ça m’a davantage attiré. J’ai eu immédiatement la piqure. J’étais dans mon élément» , dit-il sur un ton qui ne laisse aucun doute sur cette passion.

À l’âge de 24 ans, il devient associé dans une autre boucherie de Montréal, sans à avoir à débourser un sou puisque son père le finance. «J’ai tout payé en sept ans» , tient à préciser celui qui restera au même endroit pendant 17 ans. Il décide alors de vendre ses parts, et se porte acquéreur, un an plus tard, d’une nouvelle boucherie à Montréal-Nord, qu’il va conserver six ans.

À cette époque, deux de ses garçons l’aident les fins de semaine dans sa boucherie, mais quand ceux-ci décident de se lancer dans le domaine de la construction, le paternel décide alors, à l’âge de 48 ans, de vendre son commerce et de les suivre.

Des fils devenus partenaires

Il va œuvrer dans ce milieu pendant huit ans avec ses quatre fils jusqu’au jour où il choisit de quitter pour opérer à nouveau une boucherie, cette fois avec sa progéniture comme partenaire et employé , puisque Jérémy, malgré son combat contre le cancer, est aussi de l’aventure.

Plus qu’une boucherie, Alessandro Piano, et maintenant ses trois fils, veulent en offrir plus à leur clientèle. C’est ainsi qu’ils proposent trois types de tartares (traditionnel, italien et fromagers], une idée de son fils Emmanuel, des paninis au rôti de veau, porchetta et «roast beef» , des plats maison cuisinés sur place, des spéciaux, comme les côtes levées en semaine, de même que leurs propres sauces pour viandes.

«L’idée, c’est d’être constamment à l’écoute des gens, d’avoir les deux oreilles grandes ouvertes, d’être au goût du jour. Aussi, pour moi, tout passe par l’accueil, par un sourire, par l’amélioration. Il n’y a rien d’acquis» , de mentionner Alessandro Piano, pour qui l’heure de la retraite n’a vraiment pas encore sonné.

«Je n’ai pas l’impression de travailler. Pour moi, ma boucherie, c’est comme mon jardin, mon passe-temps. Je suis chez moi ici. Aussi, ce que je veux, c’est que mes gars Andy, 28 ans, Emmanuel, 26 ans, et Patrice, 21 ans, avec lesquels j’ai une belle complicité, se bâtissent un futur» , de conclure un Alessandro visiblement heureux de renouer avec la passion de ses 17 ans.

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