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Photo Benoit Bilodeau – Le marché immobilier connait toute une effervescence ces temps-ci.

Un marché immobilier tout à fait exceptionnel à Mirabel

La banlieue fait l’envie de plusieurs familles depuis la dernière année. Les grands centres urbains se font délaisser et les plus grands espaces, loin des tracas de la métropole, deviennent invitants. La ville de Mirabel n’y fait pas exception et son marché en est un tout à fait exceptionnel, avec des hausses dans toutes les catégories rattachées au marché immobilier.

«Fou!», voilà comment Stéphane Levasseur, dirigeant d’agence chez Levasseur & Cie, décrit le marché immobilier de Mirabel.

Selon le site web [centris.ca], qui regroupe les annonces de la majorité des agences immobilières, les ventes de maisons à Mirabel ont augmenté de 30 % au cours des quatre derniers trimestres. Les nouvelles inscriptions, c’est-à-dire le nombre de maisons mises en vente, ont quant à elle augmenté de 15 %. De manière plus concrète, le prix médian d’une maison unifamiliale à Mirabel est maintenant de 400 000 $, une hausse de 15 % comparativement à l’année dernière.

Même que selon M. Levasseur, cette hausse hors du commun s’était entamée il y a deux ans et la pandémie aura certainement servi d’accélérateur à cette flambée des prix. «Il y avait déjà beaucoup de constructions neuves qui se bâtissaient avant 2019. Après 2019, quand la majorité des entrepreneurs avaient fini leurs projets, le marché de la revente avait déjà commencé à augmenter

La complexité du marché

D’après Bruno Gilbert, courtier immobilier chez Remax, le marché mirabellois est attirant pour différentes raisons. D’une part, on y retrouve commodité et accessibilité. D’autre part, les taxes sont assez abordables, comparativement à d’autres secteurs similaires et à proximité.

Le marché tel qu’il est présentement est à la fois facile, mais complexe à comprendre. Ultimement, le problème est qu’il y a trop d’acheteurs pour le nombre de vendeurs. La demande est trop forte.

«On a beau faire nos évaluations sur des valeurs marchandes, ça ne tient aucunement. On reçoit des offres qui sont complètement dérisoires, qui ne représentent pas la valeur marchande, mais on a des acheteurs qui sont tellement tannés de faire une dizaine d’offres d’achat et qui perdent leur offre, qu’à un moment donné ils vont offrir un prix qui est complètement au-dessus de la réalité», a expliqué M. Levasseur.

Le marché actuel profite énormément aux vendeurs, que ce soit sur le plan des respects des conditions, des prix des surenchères, des délais et des nouvelles tendances des blocs de visites, comme l’a expliqué M. Gilbert. Sauf que l’inventaire des maisons à vendre est si mince que les priorités des acheteurs ont aussi évolué: «En 2021, les gens cherchent un toit, simplement. Évidemment, chacun cherche un type de propriété, mais à la base les gens cherchent un toit, ils vont faire beaucoup plus de compromis et de concessions pour trouver en trouver un», a-t-il ajouté.

Le conseil le plus important à retenir dans cette jungle immobilière, selon M. Levasseur, est de savoir bien établir ses priorités: «Quelle est la réelle motivation de déménager? Il y a beaucoup de gens qui agissent sur un coup de tête. Il y a certaines personnes qui sont victimes de la frénésie et qui ne calculent pas l’impact de leur décision pour le retour à la normale

Selon les experts, seule une augmentation de l’inventaire et des inscriptions parviendra à rééquilibrer le marché. Or, ça n’est pas demain la veille que ce rapport entre le nombre d’acheteurs et de vendeurs reviendra à la normale.

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