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Les Josephois, majoritairement en faveur

(Photo Michel Chartrand) - La présidente du comité consultatif du patrimoine et conseillère municipale, Marie-Ève Surprenant, espère qu’une entente sera conclue le plus rapidement possible avec la paroisse Saint-François-d’Assise afin de procéder aux travaux bientôt.

Les Josephois, majoritairement en faveur

Emprunt de 500 000 $ pour la préservation de l’église

La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Joseph-du-Lac n’a pas de prix. Les citoyens ont majoritairement accepté, par voie de sondage, que la Municipalité procède à un règlement d’emprunt pouvant aller jusqu’à 500 000 $ afin d’effectuer les réparations nécessaires, à condition qu’elle puisse acquérir l’église pour une somme symbolique de 1 $.

Sur les 2 100 sondages envoyés avec le compte de taxes, en février 2010, 36 % des contribuables ont pris le temps de répondre à la question suivante: «Êtes-vous en accord ou opposé à ce que le conseil municipal procède à un règlement d’emprunt pouvant aller jusqu’à 500 000 $, afin d’assumer les coûts des réparations de l’église de Saint-Joseph-du-Lac, et ce, après avoir mené une vaste campagne de financement qui s’étendra à l’ensemble de la communauté, englobant du même coup la communauté d’affaires locale ainsi que les élites politiques régionales? En outre, cet investissement serait conditionnel à l’achat de l’église au montant symbolique de 1 $.»

Ils ont été 526 personnes à être en faveur de la proposition de la Municipalité, contre 221. Ainsi, 70 % de la population souhaite que l’administration du maire Alain Guindon aille de l’avant avec ce projet de préservation.

Ce règlement d’emprunt équivaudrait à une hausse annuelle de taxes ne dépassant pas 0,01295 $ du 100 $ d’évaluation. Sur une période de 10 ans, cette augmentation représenterait 12,95 $ par année pour une évaluation de 100 000 $ et 25,90 $ par année pour une évaluation de foncière de 200 000 $.

Selon la firme TLA et associés, le bâtiment a besoin de travaux de toiture et de maçonnerie, mais la paroisse Saint-François-d’Assise n’a pas les reins assez solides pour assumer les coûts requis, en plus des coûts d’opérations qu’elle prend déjà à son compte.

La présidente du comité consultatif du patrimoine et conseillère municipale, Marie-Ève Surprenant, affirme que, pour le conseil, malgré l’importance de sa préservation, il fallait, avant d’investir, s’assurer que l’investissement profite aux Josephois en devenant propriétaire et s’assurer de l’accord des citoyens. «Notre participation financière se limitera aux coûts d’immobilisations. La Paroisse continuera d’assurer les frais d’exploitation reliés à l’entretien», a spécifié Mme Surprenant.

Les élus responsables du dossier ont rencontré, à la fin avril, les représentants de la paroisse où il a été décidé que son curé, Martin Tremblay, soit mandaté pour présenter à la Fabrique une demande de cession pour la somme symbolique d’un dollar.
«On trouve que le projet de vente est bon parce que l’église, la paroisse, appartient aux citoyens, souligne le curé Tremblay. La paroisse est gérée par des marguillers élus par les citoyens. Pour nous, l’église reste aux citoyens si on la vend à la Municipalité, qui est aussi gérée par des élus. La seule différence, c’est que la paroisse invite les gens à contribuer financièrement à l’église tandis que la Municipalité impose une contribution.»

Le curé s’attend à ce que l’entente à conclure ressemble à celle qui est intervenue entre la Paroisse et la Municipalité de Saint-Placide, qui est maintenant propriétaire de son église. «L’acte précise que la paroisse demeure locataire jusqu’à ce qu’elle ne le désire plus. Il n’y a pas de date précise», précise-t-il.

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