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Le conférencier Marc Dalpé et la crise économique 2008

(Photo Michel Chartrand) - Spécialiste en gestion de portefeuille, de supervision du service à la clientèle et en planification financière, le conférencier Marc Dalpé est ici accompagné de Geneviève Goyer, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie, et Jean-Claude Langlois, président du Groupe JCL et éditeur de ce journal.

Le conférencier Marc Dalpé et la crise économique 2008

Placement et volatilité

En cette conjoncture économique inquiétante, une soixante de gens d’affaires de la région a assisté à une conférence sous le thème Placement et volatilité, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Eustache–Deux-Montagnes–Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Spécialiste en gestion de portefeuille, de supervision du service à la clientèle et en planification financière, le conférencier Marc Dalpé a présenté sa version de la crise de 2008 tout en laissant voir la lumière au bout du tunnel.
«En 2008, la terre a tremblé. L’indice boursier Morgan Stanley Composite Index est au même niveau qu’il était au début de 1997. Mais en tenant compte de l’inflation, il est retourné au niveau de 1973. C’est quand même effarent de constater que le marché boursier mondial n’a procuré aucun enrichissement réel en 35 ans», a déclaré M. Dalpé, précisant que ces chiffres ne tiennent pas compte des dividendes réinvestis. Malgré cela, le rendement réel serait nul depuis le milieu des années 1990.

Selon lui, il y a eu de nombreuses opportunités de faire progresser son capital en attrapant les variations cycliques des marchés boursiers et en investissant dans les meilleurs pays, secteurs ou compagnies. Toutefois, la majorité des investisseurs adoptent une attitude d’investissement passive et les gestionnaires n’arrivent pas à faire mieux que les marchés boursiers.
«Les années 1990 ont été la meilleure décennie d’investissements du dernier siècle. Celle des années 2000 sera probablement la pire», a-t-il admis.

La globalisation des marchés

M. Dalpé estime que la globalisation des marchés financiers crée une fragilité. Elle réduit la volatilité et donne l’apparence de stabilité. Selon lui, il faut remonter à 1971 pour comprendre comment la situation actuelle a pu se présenter. «Les institutions financières ont fusionné en un nombre plus petit de très grandes institutions. Presque toutes les banques sont interreliées au point où l’écologie financière a évolué dans de gigantesques incestueuses et bureaucratiques banques, affirme-t-il. La concentration tend à rendre les crises moins fréquentes, mais lorsqu’elles se produisent elles sont plus globales et plus fortes.»

Fin de la crise

Son travail de gestionnaire stratégique de portefeuille est d’aider à faire des choix entre les divers scénarios économiques et financiers possibles afin de maximiser le rendement espéré en tenant compte des risques.

Selon le cofondateur de Groupe Dalpé-Milette, la récession en cours devrait durer au moins jusqu’à la fin de 2009 ou jusqu’à la moitié de l’année 2010. «Le retour à la croissance devrait être pénible et plus ou moins vigoureux que les standards de sortie de récession des derniers 50 ans», fait-il savoir.

Le modèle économique de consommation en Occident et de production de l’Orient sera modifié. L’inflation sera très basse pour longtemps encore, mais les excès des politiques extrastimulantes actuelles finiront par créer des hausses exagérées dans le coût de certains actifs.
«Les mois qui viennent seront cruciaux pour évaluer les chances du succès de toutes les mesures prises pour contrer les effets de la crise actuelle. […] La décennie 2010 pourra renouer avec un certain espoir que les années 2000 auront contribué à détruire», a-t-il conclu.

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