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La ferme Nid’Otruche: Des huiles et de la viande d'autruche aux propriétés étonnantes

Nicolas Charbonneau et Stéphanie Charbonneau montrent ici quelques produits de viande d’autruche offerts par la ferme Nid’Otruche qui a entrepris sa 16e année d’opération. 

La ferme Nid’Otruche: Des huiles et de la viande d’autruche aux propriétés étonnantes

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Problèmes de peau divers, de douleurs musculaires, d’acouphène même, de cholestérol ou encore cardiaques? L’huile et la viande d’autruche pourraient fort bien vous être d’un précieux secours, s’il faut se fier à tout le moins aux propriétés étonnantes associées à ces produits offerts par la ferme Nid’Otruche, située à Saint‑Eustache.

C’est que cette huile et les différentes coupes de viande proposées par la ferme Nid’Otruche, qui a amorcé début mai, sa 16e année d’opération, proviennent d’autruches nourries avec une moulée 100 % naturelle et élevées au grand air. «Ce n’est pas de l’élevage industriel», précise Nicolas Charbonneau qui, en 1997, a eu le coup de foudre pour ces autruches.

«Cela se passait à l’Exposition agricole de Saint-Hyacinthe, se remémore celui qui, à l’époque, était âgé de 25 ans. Je ne sais pourquoi, mais il y a eu un déclic, et dès lors c’était décidé: j’allais élever des autruches.»

Quelques mois plus tard, alors qu’il se trouve à Winnipeg où il s’initie sur une ferme à son nouveau métier, il achète ses premières autruches, 20 en tout, qu’il va rapatrier à Saint-Eustache l’année d’après sur la terre dont il vient de se porter acquéreur sur le chemin Fresnière, dans un secteur déjà agrotouristique. C’est donc une première année d’élevage pour lui et ses parents, Jovette et Fernand Charbonneau, également associés à la nouvelle entreprise.

L’idée première, à l’époque, c’était d’élever des autruches pour leur viande. Le Québec compte alors une centaine de fermes d’élevage d’autruches, mais la fédération mise sur pied connaît des difficultés, si bien que la mise en marché ne se déroule pas tout à fait comme prévu. Plusieurs fermes décident à ce moment de mettre un terme à leurs activités, si bien qu’il n’existe plus aujourd’hui que quatre fermes d’autruches à travers le Québec.

Face à ces difficultés imprévues, Nicolas Charbonneau a alors l’idée d’ouvrir sa ferme au grand public à partir du printemps 1999. Une idée qui permet à l’entreprise d’accueillir aujourd’hui presque 50 000 visiteurs par année, dont 20 000 élèves les jours de semaine. Aussi, la ferme Nid’Otruche, qui compte maintenant plus de 200 autruches, nandous et émeus, propose aujourd’hui sur réservation des repas safari pour des groupes de 18 personnes et plus, des enterrements de vie de garçon et des sessions de team building aux entreprises désireuses d’améliorer l’esprit d’équipe de leurs employés.

Si l’idée d’ouvrir au grand public a permis à la ferme Nid’Otruche de s’en sortir, celle‑ci propose toujours ses coupes de viande d’autruche et sous-produits, comme le filet mignon, les brochettes, les saucisses, le rôtisson, les galettes, les cubes pour mijoter ou pour la fondue, le pâté de foie au cognac, la tourtière et la quiche préparée avec l’œuf d’autruche.

«Il faut savoir que la viande d’autruche, d’un rouge saignant, est beaucoup plus maigre que celle du poulet, de la dinde ou le bœuf. Elle contient moins de calories, moins de cholestérol et de gras que les autres viandes. Elle se cuit comme le bœuf. C’est pourquoi les médecins la recommandent souvent aux personnes qui ont des problèmes de cholestérol ou cardiaques», d’expliquer Nicolas Charbonneau qui peut aussi compter sur l’apport de sa femme, Annie Bugueiro, et de ses trois jeunes enfants au succès de l’entreprise.

Aussi, à la demande de certains clients africains et marocains, des huiles d’autruche, ainsi que des crèmes à main ou corporelles, du baume à lèvre, du savon à main et du savon à l’huile d’autruche sont offerts depuis peu. Ces différents produits sont élaborés par Stéphanie Charbonneau, la sœur de Nicolas, et vendus seulement à la boutique de la ferme Nid’Otruche. Toutefois, l’idée de les proposer via Internet suit actuellement son cours.

Alors qu’il a amorcé sa 16e année d’opération, Nicolas Charbonneau se félicite à juste titre de ce qu’est devenue la ferme Nid’Otruche au fil des ans, elle qui a remporté plusieurs honneurs. «Jamais je n’aurais imaginé recevoir plus de 20 000 élèves par année, parfois jusqu’à 400 par jour. Ce dont je suis cependant très fier, c’est d’entendre les bons mots et les commentaires positifs de nos visiteurs qui n’hésitent pas à qualifier notre travail de professionnel, même lorsqu’ils viennent les jours de pluie», constate‑t‑il en guise de conclusion.

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