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Des initiatives de séduction pour pourvoir les postes vacants

C’est dans un restaurant de Sainte-Thérèse qu’une vingtaine de travailleurs immigrants ont été accueillis par la CCITB et la CCI2M pour rencontrer des employeurs de la région.

Un tour guidé a permis au groupe de travailleurs immigrants de se familiariser quelque peu avec la région.

Des initiatives de séduction pour pourvoir les postes vacants

Pénurie de main-d’œuvre dans la région

Face à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit partout à travers le Québec, les initiatives se multiplient pour tenter de pourvoir les centaines de postes vacants dans les Basses-Laurentides. Une vingtaine de personnes immigrantes ont ainsi été accueillies, début mai, pour rencontrer des employeurs de la région et être potentiellement embauchées.

Cette opération de grande séduction, initiée par la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie MRC de Deux-Montagnes (CCI2M), se déroulait dans le cadre du programme «Un emploi en sol québécois» mis sur pied par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) afin de favoriser l’intégration en emploi des personnes immigrantes dans les régions du Québec.

Accueillis à Sainte-Thérèse, 23 participants, sélectionnés préalablement grâce à un algorithme selon le profil du candidat et des postes disponibles, ont ainsi été en mesure de rencontrer quelques-uns des 15 employeurs présents pour un total de 40 entrevues d’embauche.

Cette journée d’accueil s’est poursuivie avec un tour guidé des alentours, organisé avec la collaboration du Centre d’intégration en emploi (CIE) Laurentides et d’ABL Immigration, pour que les immigrants puissent se familiariser un tant soit peu avec les différents services aux citoyens, types et coûts des logements, écoles, garderies et services de santé. Le tout s’est terminé avec une visite culturelle du Vieux-Saint-Eustache et du manoir Globensky.

«Cette journée a permis aux candidats immigrants de rencontrer des employeurs qui ont grandement besoin de main-d’œuvre» , de souligner Rodrigo Lavin, président de la CCI2M.

«Tous les candidats poursuivront le processus avec un ou des employeurs. Ce programme arrime parfaitement le déploiement économique des entreprises d’ici et l’intégration en région des nouveaux arrivants» , de préciser, de son côté, Cynthia Kabis, directrice générale de la CCITB.

L’industrie touristique n’est pas en reste

Une autre initiative, émanant celle-là de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ) et du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT), vise à pourvoir environ 5 % des postes non occupés pour la saison touristique à venir, soit environ 20 000 emplois à travers le Québec. Pour ce faire, l’ensemble des partenaires touristiques ont lancé, le 13 mai dernier, la campagne «Mon emploi en tourisme» afin de faire connaître aux jeunes et moins jeunes les occasions d’emploi qui s’offrent à eux dans ce créneau d’activité. Plus précisément, on cherche avec cette campagne à attirer les étudiants et les personnes retraitées.

Pour la région des Laurentides, les emplois offerts se retrouvent principalement dans le secteur de la restauration et de l’hébergement (aide-cuisinier, cuisinier, préposé à l’entretien ménager) et dans les secteurs des loisirs et divertissements (préposé à l’entretien de site/sentiers/des bâtiments, préposé à l’accueil/billetterie/services à la clientèle, sauveteur/moniteur/animateur).

Favoriser la mobilité de la main-d’œuvre

Enfin, précisons que la CCITB souhaite, toujours en ce qui a trait à la situation critique de pénurie de main-d’œuvre, sensibiliser les ministres concernés à cette problématique, mais aussi aux solutions qui pourraient être mises en place afin d’y remédier.

«La MRC de Thérèse-De Blainville comporte de nombreux parcs industriels et nous avons mis sur pied un comité formé de représentants des différentes industries afin de mieux répondre à leurs besoins. Le son de cloche est unanime: il y a une pénurie de main-d’œuvre, oui, mais en plus, nous ne sommes pas en mesure de faciliter l’accès des candidats aux entreprises par manque de mobilité» , de signaler Cynthia Kabis, directrice générale de la CCITB.

La mobilité vers les parcs industriels étant, juge-t-on, le principal frein à l’embauche d’une main-d’œuvre qualifiée et disponible, les entreprises se disent prêtes à investir pour amener les travailleurs jusqu’à elles, mais ce n’est pourtant pas suffisant, ajoutent-elles du même souffle.

C’est pourquoi la CCITB, de concert avec son comité industrie, a sollicité l’appui financier du gouvernement du Québec pour que soient mises en place «des solutions innovantes, adaptées, concrètes et durables, afin que nos entreprises puissent avoir accès à un bassin de candidats qualifiés et disponibles» .

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