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Photo Benoît Bilodeau – Le denturologiste Denis Naud et sa collègue Josianne Gignac.

Denis Naud, denturologiste: Une profession qui oblige à la vigilance

Avec une clientèle dont l’âge moyen est de 69 ans, le denturologiste Denis Naud et sa collègue Josianne Gignac se doivent d’être plus que prudents en cette période de pandémie, eux qui ont repris du service le 1er juin dernier après une période de confinement obligée de presque trois mois.

«C’est sûr que c’est un peu différent par rapport aux dernières années. Nous avons quand même beaucoup de clients, mais ceux-ci doivent attendre plus longtemps pour obtenir leur rendez-vous car nous en accueillons chacun moins. Au lieu de six ou sept par journée, c’est plutôt deux le matin et deux l’après-midi, parfois un en soirée. Il y a beaucoup de travail de désinfection à effectuer entre chaque client. Nous avons une profession particulière: on est dans la bouche des gens, dans la salive des gens. Il faut être très vigilant par rapport au virus», raconte celui qui œuvre comme denturologiste à Deux-Montagnes depuis 39 ans, dont 30 à la même adresse.

Reprendre le temps perdu

Au moment de la réouverture, le défi des deux denturologistes a d’abord été de reprendre le temps perdu après cette longue période d’inactivité. «Il fallait s’occuper des cas urgents pour commencer ou encore compléter des travaux qui n’étaient pas complétés au moment de la fermerture. Ça nous a pris un bon mois et, après, on a commencé à prendre de nouveaux clients. Pour le moment, on a des rendez-vous confirmés jusqu’à la mi-septembre», de poursuivre Denis Naud.

Celui-ci, précisons-le, est membre de l’Ordre des denturologistes du Québec depuis 1981, date à laquelle il déménageait de Montréal (il est natif d’Ahuntsic) à Deux-Montagnes pour ouvrir, dans sa résidence, son premier laboratoire de prothèses dentaires ouvert au public. À ses débuts, il d’ailleurs collaboré avec le défunt maire Jean-Guy Bergeron, qui était dentiste.

Pendant le confinement, M. Naud a choisi de fermer carrément sa clinique qu’il partage avec Josiane Gignac depuis maintenant presque sept ans, même s’il aurait pu accueillir certains clients. Une décision qui s’explique, bien sûr, par le fait que sa clientèle est âgée.

Optimiste pour la suite des choses

Une pause qui lui a notamment permis de constater qu’il adore toujours sa profession. L’heure de la retraite n’a donc pas, à 61 ans, sonné dans son cas.

«Éventuellement, la clinique va passer à ma collègue. Mais, je ne suis pas pressé. J’ai toutes mes facultés et j’aime mon travail. Et je m’ennuierai de ne plus travailler. Pour l’instant, ce n’est pas un projet défini. Si c’est dans deux ans, ce sera dans deux. Si c’est dans sept, ce sera sept; on verra», de confier celui qui se dit optimiste quant à la suite des choses même si la pandémie est toujours présente.

En effet, M. Naud estime être en mesure de terminer l’année sur une bonne note, même si les revenus seront moindres. «Les choses se sont replacées, les clients sont là. Nous n’avons aucun moment libre dans la journée. Disons qu’elles sont pas mal occupées et que, parfois, on les étire afin d’accommoder certains de nos clients. Et on n’a pas augmenté nos prix malgré la COVID-19!», de conclure le denturologiste.

Pour joindre la clinique de Denis Naud: [www.denisnauddenturologiste.ca].

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