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Yves Choquette livre un vibrant hommage à Claude Léveillée

À l’occasion des Journées de la culture

Yves Choquette livre un vibrant hommage à Claude Léveillée

Il y a de ces coïncidences qui tiennent parfois presque du clin d’œil divin. Alors qu’Yves Choquette offrait, le dimanche 29 septembre dernier, un concert rendant hommage au grand Claude Léveillée, à l’occasion d’un déjeuner-spectacle organisé par les membres des Quinzaines de la poésie, la lumière s’est éteinte et le micro s’est tu, tel que cela s’était produit durant la prestation du célèbre auteur-compositeur lors de l’inauguration du Centre d’art La petite église, en 1999.

Cette interruption imprévue, survenue en milieu de spectacle, a toutefois apporté au spectacle une intimité qui n’exigeait qu’une écoute attentive. C’était peu demandé puisque le public assistant à la prestation du musicien Yves Choquette semblait conquis d’avance par ce rappel des plus belles mélodies du défunt Léveillée, dont la réputation de compositeur de talent a franchi les frontières. Même la porte de la grande Piaf qui, faut‑il le rappeler, s’était entichée des chansons mélodieuses du pianiste‑chanteur.

M. Choquette, qui a fait carrière dans l’enseignement de la musique, a présenté les plus belles chansons du répertoire de Léveillée: Les vieux pianos, La légende du cheval blanc, Les rendez‑vous, Avec nos yeux, Avec nos mains, Ne dis rien, Le temps d’une chanson, L’hiver, Emmène‑moi, Pour quelques arpents de neige, Mon pays, et bien sûr la plus célèbre, Frédéric.

Le musicien Choquette aurait pu continuer encore et encore tant Léveillée s’est constitué un riche répertoire au cours de ses 40 ans de carrière, avec plus de 400 chansons. Mais le musicien a misé sur les plus grands succès, ce qui a eu l’heur de faire plaisir aux spectateurs, lesquels n’ont pas pu s’empêcher, à quelques occasions, d’entonner les paroles de quelques chansons.

Chacune d’elles faisait d’ailleurs l’objet d’une introduction récitée par des membres du groupe des Quinzaines de la poésie. Une belle idée qui a permis au public de se souvenir que Léveillée n’était pas seulement un mélodiste, un musicien, un pianiste doué, mais aussi un auteur de textes poétique et à l’esprit romanesque dont le foisonnement des notes, à la fois délicat et intense, laissait deviner une profonde sensibilité.

Claude Léveillée était un être qui doutait de lui, a rappelé Claudine Thibaudeau. «Il doutait de sa performance. Il souffrait d’insécurité malgré sa brillante carrière», a‑t‑elle commenté à propos de celui qui a été le premier à se produire à la Place des Arts.

Si le musicien Choquette s’est fait plaisir en rendant hommage à cet artiste si cher aux Québécois, il a également fait preuve d’une humilité certaine en privilégiant son répertoire. Aucun artiste de cette trempe ne permet en effet à un interprète de lui voler la vedette, fut‑il le plus doué des musiciens.

Au Québec, Claude Léveillée fait partie de cette courte liste d’artistes qui laisseront à jamais leur empreinte dans le cœur des gens.

 

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