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Une tradition toujours inspirante

L’artisane Monique Silviani, des Santons de la Nouvelle-France, et son installation de crèche de Noël exposée à l’église l’Annonciation d’Oka.

Une tradition toujours inspirante

Les crèches de Noël

(NDLR) — À l’approche de Noël, vos hebdos L’ÉVEIL et LA CONCORDE vous proposent une série de reportages qui saura vous imprégner de la magie de cette grande fête qui émerveille, année après année, petits et grands.

Quand les festivités entourant Noël approchent, les crèches prennent une place toute particulière dans les chaumières du Québec et d’ailleurs. S’installent alors de petits personnages représentant la scène de la naissance de Jésus, en lien avec la religion catholique et toute la tradition l’entourant.

Une nativité qui s’exprime selon les régions du monde et en un art qui perdure encore aujourd’hui. Si dans des expositions comme celle que présente, depuis le dimanche 2 décembre dernier, l’église de l’Annonciation d’Oka, il est possible de faire un tour du monde et un retour vers le passé, des crèches plus récentes continuent d’être créées.

Certaines installations s’inspirent de traditions et s’embellissent d’année en année, comme c’est le cas des santons que l’on retrouve exposés pour la période des fêtes à Oka et qui ont été créés par Monique Silviani, des Santons de la Nouvelle-France. Les personnages que sont les santons sont originaires de Marseille, tout comme l’artisane qui réside maintenant à Oka.

Son inspiration, elle la tire de sa France natale dans la technique et de son Québec d’accueil dans l’interprétation des scènes entourant la Nativité. En effet, elle s’est inspirée de l’histoire pour mettre en scène les trois peuples qui se côtoyaient en Nouvelle-France, c’est-à-dire les Amérindiens, les Inuits et les colons. Ces derniers ont d’ailleurs été ajoutés cette année à un village avec des maisons en bois.

Au centre de l’installation se retrouve la scène de la Nativité et de chaque côté, un espace réservé aux peuples. «Ça représente le peuple et ses traditions qui convergent vers l’offrande à l’enfant Jésus.» Dans l’œuvre de Mme Silviani, ce sont une soixantaine de personnages faits d’argile et peints à la main qui prennent place. Les décors sont fabriqués à même des matériaux des environs, soit de la mousse des bois, du sable, des branches ou de la farine pour la neige.

Pour l’artiste Marie-France Bertrand, qui présente à Oka une partie de son installation L’hymne à l’enfance, les personnages sont construits à partir d’une structure en métal et recouverts de gravure, de coton à fromage, de papier de soie, de tissu d’Espagne brodé ou de vignes. Huit personnages entourent donc ici l’enfant Jésus couché dans un panier.

L’artiste, qui travaille dans ce qu’elle appelle l’abstraction et la gestuelle spontanée dans un art brut, présente des personnages «semi-définis», mais qui ont bien leur place. Joseph et Marie font ici face aux trois rois mages et trois femmes sont derrière Marie, représentant la sœur, l’amie, la grand-mère.

«Ma proposition était de célébrer tous les enfants qui ont parcouru ma vie, même les adultes au cœur d’enfant. Je voulais célébrer ça», explique Mme Bertrand qui enseigne à des classes où toutes les religions se mêlent. Elle parle alors d’enfants, de lumière et de famille, des souvenirs qui lui ont inspiré sa version moderne de la crèche.

Les crèches sont des interprétations diverses puisant leur source d’une tradition à saveur religieuse qu’est la Nativité. Une façon de célébrer la naissance, celle de Jésus, mais aussi celle des enfants dans un sens plus large. La beauté d’un moment qui a nombre de fois été incarnée de façon artistique et qui continue de l’être.

Pour se plonger dans cet univers, il est possible de découvrir une cinquantaine de crèches exposées tous les week-ends à l’église de l’Annonciation d’Oka jusqu’au 30 décembre prochain.

 

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