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Une poésie tristement joyeuse

L’excentrique Benoît Paradis sur la scène du Centre d’art La petite église.

Une poésie tristement joyeuse

Benoît Paradis

La cravate de côté, la chemise blanche sortie du pantalon, un air un peu perdu, Benoît Paradis, auteur-compositeur-interprète, chante l’éparpillement, la malchance, les peines d’amour et le vide oppressant de façon délicieusement impertinente. Les spectateurs des Dimanches en douceur ont pu goûter, dimanche dernier, au Centre d’art La petite église de Saint-Eustache à la douce folie d’un artiste singulier.

Entouré de Chantale Morin au piano et de Benoit Coulombe à la contrebasse, Benoît Paradis nous a livré un tour de chant jazz à la fois décontracté et une musique d’une virtuosité bien sentie. L’artiste jouait tour à tour trombone, trompette, percussions et de la guitare de façon plutôt périlleuse en se tenant sur le bout d’une chaise. Son approche particulière d’habiter la scène avec théâtralité et clownerie attisait inévitablement les rires spontanés.Ses gestuelles y étaient pour beaucoup, mais ses confidences humoristiques d’artiste déprimé et malchanceux dans la vie le rendaient assurément attachant. Ses compositions: Je me suis un peu éparpillé, Un petit animal, Le trombone, La patate, T’as-tu toute, t’es-tu sûr que t’as toute?, Toujours, ainsi que sa chanson En camping débordaient d’ironie et de fantaisie.

Une folie sympathique

Issu d’une famille d’artistes et de musiciens, Benoît est diplômé du Conservatoire de musique du Québec à Montréal où il a eu la chance d’avoir Alain Trudel, chef d’orchestre reconnu, comme professeur. Malgré son intérêt pour la musique, il décide de prendre une pause pour expérimenter le théâtre, cela l’a conduit en tournée d’un an en Europe avec DynamOThéâtre comme comédien-acrobate.

D’une grande polyvalence, il a également été clown, marionnettiste et concepteur sonore d’un spectacle intitulé Les aventures de SuperMitaine. Dès lors, on comprend mieux sa mise en scène théâtrale et clownesque de ses spectacles musicaux. En musique, il a peaufiné son art comme tromboniste dans un orchestre et comme ex-membre du groupe Plywood 3/4.

À l’été 2004, Benoît Paradis a remporté le Festival en chanson de Petite-Vallée dans la catégorie Interprète. Peu après, il fonde Benoît Paradis Trio, un trio formé de ses deux complices, Chantal Morin et Benoit Coulombe. Les compères se sont notamment produits aux Francofolies de 2006, ainsi qu’au plus récent Coupde cœur francophone.

Deux albums ont suivi, dont Introduction et le second album Lâche pas la patate. Il en a fait d’ailleurs le titre de son spectacle. Benoît Paradis n’a pas fini de nous raconter des histoires musicalement pittoresques et parfois déprimantes. Malgré cette polarité, les spectateurs, eux, s’en réjouiront follement!

Le 29 avril prochain aura lieu le dernier Dimanche en douceur avec le «Stage band» de la polyvalente Deux-Montagnes formé de jeunes passionnés de musique des 2e, 3e, 4e et 5e secondaires. Saxophones, trompettes, trombones et section rythmique seront de la partie. L’admission est de 13 $ pour les adultes et 5 $ pour les 13 à 18 ans. Mentionnons que l’entrée pour les 6 à 12 ans accompagnés d’un adulte est gratuite. Pour plus de renseignements, contactez le 450-974-ARTS (2787).

 

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