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Un retour aux sources pour les Denis Drolet

Les Denis Drolet proposent leur nouveau spectacle intitulé En attendant le beau temps, le 19 octobre au Zénith.

Un retour aux sources pour les Denis Drolet

On conviendra que l’époque est un tantinet morose et qu’il n’y a rien comme une bonne pinte de rigolade pour se distraire de la vie. C’est ce que vous proposent les Denis Drolet avec leur tout nouveau spectacle intitulé En attendant le beau temps, à l’affiche du Zénith, le vendredi 19 octobre.

«C’est un titre qui est arrivé à la fin du processus, quand on s’est mis à assembler les numéros. Les thèmes sont assez lourds. On parle de maladie mentale, de mort, des sujets qui sont traités par l’absurde, évidemment» , raconte Sébastien Dubé (le Denis barbu), qui assure que ça ne se ressent pas du tout dans le spectacle. Il y avait aussi cette chanson, En attendant le beau temps, qui existait déjà et qui attendait simplement qu’on lui donne un rôle. «C’est aussi un titre qui nous faisait penser à Beckett (En attendant Godot), un auteur que nous aimons beaucoup» , ajoute l’humoriste.

Deux Denis, une guitare et deux micros

D’ailleurs pour peu que vous ayez suivi la carrière des Denis Drolet, vous aurez noté, en cours de route, que divers matériaux et personnages se sont greffés à ce singulier duo né en 1999. Pensons seulement aux P’tits jeunes hommes ou encore à ce danseur moustachu du nom de Just-to-buy-my-love, qui ne sont pas de la partie, cette fois. Ce sera donc du Denis Drolet pur jus, avec deux micros, une guitare et quelques accessoires, un spectacle qui met résolument l’accent sur les deux personnages, une décision qui relève d’un véritable choix artistique.

«C’est un vrai retour aux sources, convient Sébastien Dubé. En fait, c’est le show qu’on n’aurait jamais pu se permettre de faire si on n’avait pas eu de carrière. Quand on est sortis de l’École nationale de l’humour, on a monté un spectacle qui montrait toutes nos facettes, avec des personnages comme Monsieur Chartier, par exemple, mais le show qu’on a toujours voulu faire, c’est vraiment celui-là.»

Et l’humoriste enchaîne en décrivant un exercice scénique découlant d’une écriture plus pointue, qui verse résolument dans le délire, quelque chose qui grafigne et qui apparaît déconnecté par moment. «On s’est dit que les gens qui viendraient nous voir voudraient du Denis Drolet dans le tapis. On s’est moins questionné. On s’est fait plaisir» , dit-il, en faisant confiance aux spectateurs, dont les plus fidèles identifieront aisément certaines clés du «code Drolet» , alors que d’autres, puisque le public a tendance à s’élargir, en feront joyeusement la découverte.

Les forces de chacun

Amis depuis l’enfance, Sébastien Dubé et Vincent Léonard ont bâti ensemble, pierre par pierre, l’édifice des Denis Drolet, et on peine à les imaginer séparément, ce qui a déjà été vrai, mais qui ne l’est plus, surtout depuis qu’ils ont chacun leur famille, ce qui a nécessité un réaménagement de l’espace de création.

On alterne alors les rencontres de remue-méninges et les exercices d’écriture, chacun de son côté. «À un moment donné, on se retrouve ensemble pour faire une première mise en scène avec le matériel qu’on a. À ce moment-là, on peut se mettre à improviser sur un canevas de texte, en bougeant dans l’espace, ce qui fait souvent naître des gags qui ne seraient pas venus seulement par l’écriture» , détaille Sébastien qui identifie les véritables forces de son camarade comme étant la créativité et l’originalité.

«Il est vraiment génial. Il arrive toujours avec les bons flashes. Je dirais qu’il est le plus artistique des deux. De mon côté, je dirais que ma force se situe dans le second jet d’écriture, dans la mise en scène, dans la manière de recentrer les choses, de les arrondir, de les rendre davantage grand public» , résume-t-il.

À ce propos, il faut dire qu’à leurs débuts, les Denis Drolet suscitaient des réactions très polarisées, les uns criant au génie, les autres décrétant qu’ils faisaient n’importe quoi. Il semblerait que la balance ait fini par pencher du bon côté. «Ceux qui détestent ce que nous faisons reconnaissent maintenant le travail qu’il y a derrière tout ça. Ils ne sont pas différents de nous. Nous n’aimons pas tout ce qui se fait en humour» , dit-il.

Le vendredi 19 octobre, les Denis Drolet vous invitent à la salle du Zénith, à Saint-Eustache, en vous proposant de venir secouer vos a priori. «Je pense qu’on gagne à être vus sur scène pendant deux heures. Un numéro de quelques minutes à la télé ne nous sert pas bien nécessairement. Je pense que ce show-là a le potentiel de vous faire vivre un moment unique, quelque chose de différent» , souhaite Sébastien Dubé.

Information: [http://www.lezenithsteustache.ca].

 

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