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Un Noël de contes plus grand que nature

Jocelyn Bérubé

Un Noël de contes plus grand que nature

À la maison Chénier-Sauvé

Pas moins d’une cinquantaine de personnes se sont déplacées, le samedi 7 décembre dernier, pour prendre part à la soirée Contes et légendes de Noël, où étaient inscrits au nombre des invités l’illustre Jocelyn Bérubé, le bien connu André Morin et la clownesque Lucie Bisson

L’on croit à tort que Fred Pellerin a déterré le conte, cet art ancien tiré tout droit des chaumières québécoises. Avant lui, il y a eu des conteurs comme Jocelyn Bérubé qui, dans les années 1970, n’a pas hésité à délaisser souvent sa carrière de comédien pour garder bien vivant cet art populaire transmis oralement au fil des générations.

Il a tourné dans plusieurs productions télévisuelles et cinématographiques, ce qui ne l’a pas empêché de se promener d’une ville à l’autre pour raconter des histoires. Les siennes et celles de ses aïeuls du Bas-du-Fleuve qu’il modernise. Il dit se sentir plus libre dans cet univers de création où il se met lui-même en scène.

Grâce aux soirées organisées au bar montréalais Le Sergent recruteur, dans les années 1990, et à la gigantesque popularité de Pellerin, les conteurs suscitent désormais la curiosité.

Le conteur Bérubé s’en réjouit. Son talent est désormais reconnu. On l’invite partout et son nom figure sur quelques livres-disques de contes vendus en librairie, dont Large et rivage, publié en mai dernier. «Je pense que le conte va toujours continuer, mais avec des marées hautes et des marées basses. Maintenant, il y a des festivals de contes et ça, c’est la dernière chose que j’aurais cru voir», a‑t‑il confié fièrement, quelques minutes avant d’entrer en scène.

C’est le vétéran André Morin qui a ouvert cette soirée ayant Noël pour thème. Avec sa chaleur et bonhommie habituelle, celui‑ci possède l’art de raconter les aventures inusitées de personnages aussi illustres qu’inconnus. La rumeur veut qu’il soit lui‑même le descendant d’un ogre du Témiscamingue. Réalité ou légende urbaine?

Durant cette soirée, il a entre autres rappelé les mésaventures de Balthazar, ce roi mage si maladroit qu’il a dû offrir un conte en guise de cadeau à la sainte Famille, incapable de présenter sa myrrhe avec distinction.

De son côté, Jocelyn Bérubé a raconté qu’il existe un village au Québec où l’on monte une crèche vivante et composée de ses propres habitants. Afin d’en faire une éventuelle attraction touristique, le maire souhaite que chaque personnage soit joué par un paroissien occupant une fonction similaire dans sa communauté, de sorte qu’il est bien difficile de dénicher un petit Jésus conçu du Saint‑Esprit…

La dernière invitée à monter sur la petite scène, mais non la moindre: Lucie Bisson. Avec elle, difficile de réprimer son envie de rire. Surtout lorsqu’il est question d’une rocambolesque descente sur neige en Crazy Carpet à 150 km/h, de la route 138 jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Une aventure qu’elle‑même a vécue, dit‑on, sur la Côte-Nord, sa région natale aux trois saisons: la pêche, la chasse et le hockey.

Ses mimiques et ses propos exagérés sont hilarants, rien de moins. Il y a dans sa voix, sa gestuelle et sa façon de raconter ce petit quelque chose qui rappelle ces comiques inoubliables d’autrefois comme Olivier Guimond et le Capitaine Bonhomme.

 

 

 

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