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Un film qui se veut un hommage aux victimes et à leurs familles

(Photo Yves Déry) - Plusieurs personnes ont tenu à assister à l’évènement. Entourant Karine Vanasse et l’un des deux propriétaires du cinéma, Marc-André Lavoie, nous reconnaissons, entre autres, la députée de Mirabel, Denise Beaudoin, le scientifique bien connu Jean Lemire, la photographe Heidi Hollinger, le maire de Saint-Eustache, Claude Carignan, ainsi que le conseiller municipal Raymond Tessier.

Un film qui se veut un hommage aux victimes et à leurs familles

Polytechnique

Invitée par les propriétaires du Cinéma Saint-Eustache, Marc-André Lavoie et Éric Bouchard, la comédienne et coproductrice du film Polytechnique, Karine Vanasse, est venue rencontrer les gens, tout juste avant la projection du film, le jeudi 19 février dernier.

«J’ai fait beaucoup de promotion pour Polytechnique au cours des dernières semaines. Si j’ai accepté l’invitation de Saint-Eustache, c’est à la demande de mon amie Heidi Hollinger qui connaît bien l’un des propriétaires du cinéma», établit d’emblée celle qui animera la 11e Soirée des Jutra, le dimanche 29 mars prochain.
À l’origine du film Polytechnique, Karine Vanasse a consacré les quatre dernières années à ce projet. «Je n’ai pas de souvenir de cet évènement parce qu’en 1989, je n’avais que 6 ans», débute-t-elle. Ce n’est de fait que dix ans plus tard qu’elle vivra son premier contact avec la tragédie de Polytechnique. «J’avais été invitée à lire un texte lors d’une cérémonie à la mémoire des victimes», relate-t-elle.

Hommage aux victimes

Ce film, Karine le voulait tel un hommage aux victimes et leurs familles. Le résultat est exactement ce qu’elle avait souhaité. «Denis Villeneuve, le réalisateur, a donné beaucoup de poésie au film malgré la violence du sujet», explique-t-elle. Pour mener à bien leur projet, Karine Vanasse et Denis Villeneuve ont rencontré plusieurs familles et anciens étudiants. «Leur collaboration a été extraordinaire», souligne-t-elle.

Reste que ces rencontres ont parfois donné lieu à des moments bouleversants. «Plusieurs d’entre eux n’avaient jamais reparlé de ce qui s’était passé. Ils avaient tout simplement mis ça de côté. Vous savez, ce sont des ingénieurs et ils ont appris à traiter avec logique les évènements. Or, il n’y a aucune logique dans cette tragédie. Mais le fait de se retrouver entre eux a permis d’ouvrir une porte et plusieurs ont même décidé de se revoir», ajoute-t-elle.

Même si elle a maintes fois eu l’impression de marcher sur des œufs, compte tenu de la délicatesse qui s’imposait dans le traitement d’un tel film, Karine Vanasse se dit aujourd’hui pleinement satisfaite de sa démarche. «Souvent, j’ai eu envie de dire aux gens: laissez-moi faire, faites-moi confiance», confie-t-elle.

Consciente qu’aucun faux pas, pas même dans la façon de présenter le film, ne serait toléré, Karine Vanasse estime avoir été au fond des choses. «Parce qu’au-delà de la phrase “Mais où étaient les gars?”, il y a les blessures. Celles des filles et celles des gars. C’est ça que je voulais montrer», termine-t-elle avant d’aller à la rencontre des gens qui l’attendaient.

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