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Un atelier et des lutins dignes du père Noël

Pas moins d’une douzaine de bénévoles, ou lutins, travaillent fort pour récupérer les jouets qui parviennent chez Joujou Récup’R, au 356, chemin de la Grande-Côte, à Saint-Eustache.

Un atelier et des lutins dignes du père Noël

Joujou Récup’R

(NDLR) — À l’approche de Noël, vos hebdos L’ÉVEIL et LA CONCORDE vous proposent une série de reportages qui saura vous imprégner de la magie de cette grande fête qui émerveille, année après année, petits et grands.

 Des jouets délaissés traînent dans des boîtes, au sous-sol? Pourquoi ne pas leur donner une deuxième vie en les apportant chez Joujou Récup’R, situé au 356, chemin de la Grande-Côte, à Saint-Eustache, où de joyeux lutins mettront tout leur cœur à les revamper grâce à leur chiffon magique?

Digne de l’atelier du père Noël, cet organisme de récupération de jouets relevant du Centre du Florès reçoit entre 500 et 700 jouets, d’octobre à décembre, sans parler des sacs laissés à la porte tout au long de l’année. La plus grande quantité de jouets usagés provient en fait d’organismes regroupés à la Table de concertation de la pauvreté, de guignolées et du Défilé du père Noël de Deux-Montagnes.

Ils seront revendus dans la petite boutique attenante à l’atelier pour à peine quelques dollars. L’argent des ventes ira ensuite, en grande partie, au Centre d’entraide Racine-Lavoie qui redistribuera le tout à des familles démunies dans le cadre du programme Répit.

Mais pour cela, il faut faire une belle toilette aux joujoux, leur donner fière allure. Et c’est la mission de la douzaine de lutins qui s’amènent chaque jour à l’atelier. Malgré leurs handicaps, les lutins Rolande, Carolane, Johanne, Dave, Diane, Mathieu et Mathieu s’acquittent de leur tâche avec dextérité et dans la bonne humeur. Certains jours, la gang est plus nombreuse.

Carolane, elle, préfère trier les jouets ou répondre au téléphone, tandis que l’un des deux Mathieu se passionne pour les outils.

«Moi, je viens ici depuis cinq ans; ça me désennuie. Je m’occupe des toutous et je démêle les cheveux des poupées», lance spontanément Rolande.

L’organisme accepte peu de peluches, par mesure d’hygiène, mais les poupées y sont les bienvenues. Ce sont toutefois les jeux de société, les jouets de marque Fisher Price, les blocs géants ou Lego qui remplissent la plupart des bacs de rangement. En plus petites quantités, on y retrouve de petites autos, des animaux, des instruments de musique pour enfants.

D’ailleurs, la première tâche des lutins à leur arrivée, à 8 h 30, est de les trier et de les classer dans leur bac respectif, tout en s’assurant qu’ils sont récupérables, sous l’œil avisé de leurs accompagnantes, l’enseignante Amélie Gagnon et la chef du plateau de travail Marie-Ève Verville.

Après le nettoyage, on vérifiera si les jouets électroniques fonctionnent, l’état des piles et on fera quelques ajustements au besoin. «On ne fait pas de réparation ici, mais on essaie de compléter des jeux incomplets», souligne Mme Verville.

Mine de rien, séparer les pièces miniatures du Light Brite ou calculer les dollars du Monopoly exige du temps. Ce sont donc les lutins les plus patients ou particulièrement habiles en calcul qui se chargent de ces tâches de précision.

Une fois les jouets prêts, on les scelle afin de les rendre plus alléchants dans la boutique où ils attendront des acheteurs. Garderies, écoles et même des familles ordinaires figurent parmi les clients réguliers.

Cette année, la récolte a été plus maigre que d’habitude. Mme Verville invite donc les citoyens à effectuer le tri des jouets à la maison. «Les jouets, c’est tellement éphémère. En donnant ou en achetant des jouets récupérés, les gens servent une bonne cause», soutient-elle.

Pour joindre l’organisme Joujou Récup’R: 450-974-0791.

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