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Tapis rouge pour Omertà à Saint-Eustache

Le réalisateur Luc Dionne, la productrice Denise Robert, le comédien Michel Côté et le copropriétaire du Cinéma Saint-Eustache, Éric Bouchard, réunis à l’occasion de l’avant-première eustachoise du film Omertà.

Tapis rouge pour Omertà à Saint-Eustache

Le film le plus attendu de l'été

C'est au Cinéma Saint-Eustache que s'est arrêtée l'équipe du long-métrage Omertà, le dimanche 8 juillet dernier, pour présenter le film le plus attendu de l'été.

Le temps de quelques clichés et poignées de main, le réalisateur Luc Dionne et ses acolytes, l’acteur Michel Côté et la productrice Denise Robert, ont foulé le tapis rouge, visiblement heureux d’offrir sur grand écran le film que tous attendaient depuis plus de deux ans.

Le réalisateur a mis plus de 12 ans avant de présenter ce cadeau aux fans de la série qui, au cours de ses trois saisons d’existence, a remporté plus de prix Gémeaux que n’importe quelle autre.

Il faut dire que Luc Dionne avait annoncé une quatrième saison peu de temps après la fin d’Omertà: un homme d’honneur. Mais c’était en 1998. Et le tournage d’un épisode coûtait déjà 950 000 $.

«Aujourd’hui, il faut compter 1,2 millions de dollars par épisode pour la même qualité. Et les diffuseurs n’ont plus les moyens (financiers) de payer cela», a souligné, en entrevue, le réalisateur qui a dû se résigner à ranger sa quatrième saison «complète» dans ses tiroirs.

Mais ce passionné de suspense a vite fait d’imaginer une nouvelle histoire sur le crime organisé.

Celle-ci relate un complot visant à remplacer des lingots d’or des réserves fédérales nord-américaines par des lingots de tungstène. Le monde du renseignement est donc mis à contribution, tout comme la mafia italienne qui y tient toutefois une place plus discrète.

Tous s’en douteront, Pierre Gauthier mènera donc une enquête.

Non seulement l’histoire est captivante, mais la réalisation de Luc Dionne est impeccable. Après avoir tourné Aurore et Le prodige, où il se sentait plus limité par les faits réels entourant ses personnages, le réalisateur s’est complètement laissé aller en tournant Omertà. «Ça été un exutoire pour moi, ce film-là», a-t-il souligné.

Et cela se sent. Le rythme est enlevant, aucune longueur durant les 107 minutes du film et les images sont fort efficaces. On reconnaît aussi en filigrane les notes musicales de Michel Cusson.

Quant aux personnages de Steve Bélanger, de l’agente Sofie et de Pierre Gauthier, ils sont interprétés de façon impeccable par Patrick Huard, Rachelle Lefèvre et Michel Côté. Stéphane Rousseau offre, de son côté, une prestation absolument remarquable dans le rôle du psychopathe Sam Cohen.

Petite déception: René Angelil. Malgré l’aura de pouvoir indéniable qu’il dégage, le gérant de Céline n’est pas un acteur. Il ne peut se mesurer à Marlon Brando ou à Dino Tavarone. Son jeu est honnête, sans plus. Son atout? Le regard.

Il faut dire que les acteurs de cette trempe sont rares. «Le pouvoir, ça ne se joue pas. Nous avons fouillé, puis «casté» des Italiens, de Vancouver à Halifax. On se demandait bien qui pouvait jouer cela», a raconté Luc Dionne, quelques minutes avant le début de la projection.

Le défi était évidemment moins grand pour Michel Côté qui reprenait pour ce film un rôle qu’il connaît par coeur. «Mais je l’ai travaillé et j’ai ajouté plein de choses», a tenu à préciser celui-ci.

C’était le dernier tapis rouge qu’il foulait après une longue tournée de présentation dans plusieurs villes du Québec. Le film a été bien accueilli, a assuré Michel Côté. «Ou on a rencontré une gang de menteurs ou ça va être un gros succès.»

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