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C’est le vendredi 9 juin que Sally Folk vous accueillera au Centre d’art La petite église. Information et réservation: 450 974-ARTS (2787) ou via le réseau Admission.

Sally Folk: droit devant!

Le 9 juin au Centre d’art La petite église

 

Quand on la regarde chanter (et encore plus quand on écoute ce qu’elle raconte dans ses chansons), il ne semble y avoir qu’un seul chemin véritable pour l’auteure-compositrice-interprète Sally Folk: droit devant, la tête haute!

Ce chemin la mènera sur la scène du Centre d’art La petite église en compagnie de trois musiciens (claviers, guitare, batterie), le vendredi 9 juin, dans le cadre d’une tournée qui fait suite au lancement de 3e Acte, album paru en février et qui s’inscrit, dit-elle, dans la continuité des trois précédents.

De l’amour et des comportements humains

«C’est la suite de mes observations sur les relations hommes-femmes, un thème que j’aime bien exploiter, mais cet album-là a aussi un caractère un peu plus social. C’était là le défi: ne pas refaire la même chose» , exprime-t-elle en entrevue téléphonique. Ça s’est fait un peu sans le vouloir et c’est en collant les 13 chansons de l’album et en les écoutant qu’elle a constaté qu’en poussant la réflexion sur ces thèmes qui lui sont chers, elle s’était davantage ouverte sur le monde qui l’entoure et les comportements humains conditionnés, par exemple, par les réseaux sociaux, terreau de bien des illusions. «On va y chercher notre dose d’amour, jusqu’à devenir dépendant, quand en même temps, à la maison, on peine à réussir sa propre relation amoureuse» , note-t-elle, en exprimant son malaise quant au caractère artificiel de ces rapports humains par écrans interposés.

L’affirmation de soi

Mais ce qui frappe encore davantage, tout au long de cet album, c’est cette dégaine et cet aplomb que la chanteuse manifeste en livrant des chansons qui ont l’air de porter un message global: je suis l’actrice principale et la seule metteure en scène de ma propre vie, une remarque que Sally Folk accueille en rigolant. «Ça correspond au personnage, mais je suis aussi comme ça dans la vie. Je suis droite et directe. Et quand je suis sur la scène, j’en beurre encore plus épais!» dit-elle.

De fait, toute la mise en scène de son spectacle tourne autour de ses relations avec les hommes et de ce qu’elle est prête à faire pour les manipuler. «Mais ça se fait toujours dans l’humour et l’autodérision» , nuance-t-elle, puisque le personnage porte aussi son contraire et qu’on la sent parfois habitée par le doute, ce qui rend l’exercice d’autant plus intéressant. «C’est vrai, convient-elle. Dans la vie, quand tu es toujours en train de défendre ton point, c’est parce que tu es vulnérable. Et en amour, quand tu veux toujours gagner, c’est parce que tu as peur de perdre

En bout de ligne, pense-t-elle, les gens auront bien ri et, en retournant chez eux, ils se mettront peut-être à réfléchir à ce qui va ou ne va pas dans leur propre couple, pris lui aussi au grand jeu de l’amour qui, dans l’œuvre de Sally Folk, apparaît souvent comme une joute hautement stratégique. «C’est fatigant, l’amour! s’exclame-t-elle. En tout cas, je l’ai toujours vécu comme ça. Et c’est à cause de ça que j’ai commencé à écrire des chansons. C’est une vraie thérapie» , raconte celle qui s’y est mise sur le tard, à l’âge de 25 ans, sans se douter de la carrière qui l’attendait. «Les gens qui me parlent de mes chansons ont l’impression que je raconte leur propre vie» , résume-t-elle, tout en reconnaissant que le sujet est inépuisable.

L’émotion du moment

C’est ainsi que, tous les matins, Sally Folk attrape sa guitare, allume son écran d’ordinateur et se met au travail. Selon l’émotion qui l’habite à ce moment-là, elle aligne une série d’accords qui feront naître une mélodie et, presque simultanément, les phrases qui s’y déposeront. C’est pour ça, en fait, que les mots de l’artiste collent si bien à sa musique. C’est en arrivant en studio que le travail se poursuivra et son principal collaborateur, Michel Dagenais, en fera les arrangements, pendant qu’elle peaufinera les textes.

Ces chansons, auxquelles s’ajouteront celles des trois autres albums, elle les livrera en rafale, c’est-à-dire en se permettant de les revisiter sans les étirer. Elle a toujours privilégié le format court et direct, duquel elle ne déroge pas sur scène, ce qui colle tout à fait au personnage. En fait, si elle prend une pause, ce sera pour mieux mettre une chanson en contexte.

«Si vous avez des choses à régler avec votre conjoint, venez voir mon spectacle!» blague-t-elle tout en se disant enthousiaste à l’idée de venir présenter ses chansons à Saint-Eustache.

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