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Roxane Bruneau et l’inaccessible amour

La pochette de Dysphorie, premier album de l’auteure-compositrice-interprète Roxane Bruneau.

Roxane Bruneau et l’inaccessible amour

Le 19 avril à La petite église

Rassurez-vous, il n’est pas question ici de sa relation avec ses fans (qu’elle appelle affectueusement ses «cocos»), mais de sa façon de dépeindre ce qui gouverne le monde et que bon nombre de bipèdes ont la manie de rendre compliqué. Ça donne au moins de bonnes chansons que Roxane Bruneau viendra livrer à La petite église, le jeudi 19 avril.

Si vous êtes un habitué des plateformes numériques, vous savez déjà que la jeune femme de Delson s’est fait connaître en publiant des capsules-vidéos à saveur humoristique qui sont suivies aujourd’hui par quelque 100 000 abonnés et qui portent la mention suivante: «J’ai lâché ma job pour faire des vidéos cons et d’la musique sur le Web.»

Si la chose est absolument exacte, Roxane Bruneau nous confiait, en entrevue téléphonique, que ce virage pour le moins audacieux s’était tout de même réalisé sur une période de quatre ans.

«Mais personne, dans mon entourage, n’a été surpris. Tout le monde savait que je n’étais pas du tout faite pour le 9 à 5» , de dire celle qui, chemin faisant, semait des chansons de peine d’amour qui avaient l’heur de plaire à ses cocos, même si au début, elle ne les assumait pas pleinement. «C’est beaucoup plus facile de faire le clown que des trucs sérieux» , affirme-t-elle en confirmant qu’elle est de ce fait habitée par deux personnages qui logent aux antipodes.

Un dédoublement de l’humeur

Mais bon, les choses étant ce qu’elles sont, elle a fini par y croire, à prendre de l’assurance et voilà qu’au début de l’été dernier paraissait un premier album intitulé Dysphorie (une sorte de dédoublement de l’humeur), sous la griffe des Disques Artic. Le succès fut instantané, tant et si bien que la voici sur la route pour faire entendre les dix chansons de cet album conçu sans ligne directrice et qui s’y trouvent juste parce qu’elles existaient.

Outre l’amour inaccessible, l’amour blessé et les ruptures, les chansons qu’elle livre de sa belle voix claire qui se coince parfois dans sa gorge et qui exprime la souffrance en égratignant les mots au passage, lesquels s’appuient sur des rythmes rocks ou bluesés, Roxane Bruneau aborde des sujets aussi graves que la maladie mentale et la violence conjugale. Le doute artistique, aussi. «Je suis reconnaissante de toute la misère que j’ai eue» , s’exclame-t-elle. «Hier j’essayais d’écrire et rien ne sortait. Je me disais que ma vie allait trop bien» , rigole-t-elle, ce qui nous rassure au moins sur son état.

Sur scène, Roxane Bruneau pousse la notion de dysphorie au maximum en y invitant ses deux personnages. «Ça n’est jamais pareil d’un soir à l’autre. Ce sont les mêmes chansons, mais je ne parle jamais des mêmes affaires. S’il m’est arrivé quelque chose le vendredi, c’est sûr que j’en parle le samedi» , dit-elle. Comme un livre ouvert. La vie privée? Oui, mais la ligne est mince.

De nouvelles chansons

Dix chansons, voilà qui est sans doute insuffisant pour meubler tout un spectacle, mais l’auteure-compositrice-interprète assure qu’elle ne fait que du matériel original et que les pièces qui se trouveront sur son deuxième album s’ajoutent à la liste. Et ça inclut ces petites fantaisies qu’elle s’offre en demandant à «ses cocos» de lui envoyer des phrases qu’elle place dans des chansons structurées, avec un résultat étonnant. «Ç’a l’air de rien, mais c’est beaucoup de travail» , dit-elle à l’intention de quiconque en douterait.

Le 19 avril, au Centre d’art La petite église, à Saint-Eustache, elle attend donc son public, entourée de ses musiciens (elle joue elle-même de la guitare), le bassiste Marco Desgagné, le claviériste Pascal Mailloux, le guitariste Mathieu Brisset et la batteure Domino Santantonio. Le spectacle est bien rodé et le trac du début a fait place à une véritable joie de rencontrer le public. «C’est comme ma famille» , dit-elle, un rapport qui s’est tissé au fil des conversations qu’elle entretient avec lui sur les réseaux sociaux. «Viens-t’en mon coco, on va se faire des colleux» , dit-elle, en espérant qu’il s’en trouvera des nouveaux.

Information et billetterie: [http://www.lapetiteeglise.com].

 

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