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Prières et pinceaux à l'église l'Annonciation d'Oka

L’exposition Prières et pinceaux: l’atelier de peinture des Sœurs de la Charité de Québec a été dévoilé en présence des différents intervenants qui ont permis sa présentation. À l’arrière d’eux, l’une des toiles exposées.

Prières et pinceaux à l’église l’Annonciation d’Oka

Jusqu’au 3 septembre

La Fondation de l’église l’Annonciation d’Oka présente, jusqu’au 3 septembre, l’exposition Prières et pinceaux: l’atelier de peinture des Sœurs de la Charité de Québec, comportant des œuvres appartenant au Musée de la civilisation à Québec.

Ce sont huit toiles qui sont exposées dans la petite chapelle attenante à l’église l’Annonciation d’Oka, rafraîchie pour l’occasion; et «qui font si bien ici», a commenté le curé de la paroisse Saint-François-d’Assise, Martin Tremblay, lors d’une visite de presse de cette exposition estivale, cela en présence de représentants du Musée de la civilisation, quelques représentantes des Sœurs de la Charité de Québec et Gilles Landreville.

C’est lors du projet d’acquisition des bas-reliefs du calvaire d’Oka que le Musée a signifié de les restaurer et les envoyer en tournée avant qu’elles ne reprennent place dans la petite chapelle. Pendant cette absence, il a été convenu d’exposer d’autres œuvres.

«Vous êtes notre diffuseur, un associé, un partenaire dans ce lieu magnifique. Au Musée, le patrimoine religieux est important, dont celui des Sœurs de la Charité de Québec», s’est exprimé Pierre Baile, du Musée.

Près de 4 000 objets ont été acquis par le Musée, illustrant ainsi la vie communautaire des Sœurs de la Charité de Québec. Les toiles exposées à Oka proviennent de l’atelier de peinture de celles-ci. Sept tableaux ont été réalisés par sœur Marie-de-l’Eucharistie, premier maître de l’atelier, et la huitième est signée sœur Sainte-Adèle.

Vincent Giguère, conservateur du patrimoine religieux du Musée, a présenté les résultats de ses recherches sur les sœurs et a expliqué les détails et différences des toiles avec les originaux provenant de grands maîtres de l’époque baroque italienne et française.

«Sœur Marie-de-l’Eucharistie est l’artiste la moins connue par son nom, mais la plus diffusée dans les églises du Québec. Elle a réalisé 700 tableaux, dont 327 ont été répertoriés. Une artiste prolifique morte à 64 ans», a expliqué M. Giguère.

Les sœurs peignaient surtout pour amasser des fonds pour leurs œuvres de charité et ont ainsi développé une culture religieuse et artistique. «Elles sont plus proches du terme d’artisanes», d’ajouter Vincent Giguère, puisqu’elles recopiaient des œuvres avec leurs interprétations.

Une des toiles représente le Jésus crucifié. L’original d’Antoine Van Dyck est plus sombre que celui représenté par sœur Marie-de-l’Eucharistie. Il y a plus d’anges qui ne font pas que recueillir le sang, mais pleurent le Christ.

Ce dernier regarde vers le ciel les yeux ouverts, et non vers le bas les yeux fermés. «Elle n’avait pas la même vision de ce moment, du dernier souffle», précise le conservateur enthousiasmé.

Un crâne est aussi apparent au pied de la croix, lequel n’est pas sur l’original. «C’est un code religieux qui désigne là où Adam a été inhumé. C’est une métaphore, la Vierge Marie, c’est la nouvelle Ève et le Christ, le nouveau Adam», explique M. Giguère.

Chacune des toiles représente autant une démonstration de la technique acquise par les sœurs lors de leur recherche, mais également leur influence et leur vision de ces moments de l’histoire religieuse.

L’exposition est ouverte du mercredi au samedi, de 10 h à 12 h et de 13 h à 17 h, ainsi que le dimanche, de 13 h à 17 h. L’église l’Annonciation d’Oka est située au 181, rue des Anges, tout près de la Traverse d’Oka.

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