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Mozart enchante le public en clôture du FestivalOpéra

Le public s’est enflammé sur l’Air de la Reine de la nuit

Mozart enchante le public en clôture du FestivalOpéra

La flûte enchantée

Après le Concert des étoiles (12 juillet), Voix de chez nous (13 juillet) et Wagner en plein air (14 juillet), les organisateurs du FestivalOpéra avaient, en effet, programmé, pour clore cette quatrième édition, un grand classique, La flûte enchantée; une œuvre mi‑parlée, mi‑chantée.

Moins classique, la mise en scène du Belge Dorian Fourny transpose ici l’histoire dans les années 1920, sans perdre son côté enchanteur. «On a vu un parallèle entre l’atmosphère de La flûte enchantée et les Années folles, faites à la fois de rêve et d’épreuves, car on sortait de la Première Grande Guerre», juge Leila Chalfoun, organisatrice du FestivalOpéra et qui interprétait le rôle de Papagena. La soprano avait souhaité y inclure également une touche de cirque «parce que l’ambiance de La flûte enchantée avec son bestiaire s’y prête. Et puis cela attire les enfants».

L’œuvre de Mozart est une initiation au monde de l’amour, du rêve et des conflits qui en découlent. Égaré dans un pays inconnu, le jeune prince Tamino tombe sous le charme de Pamina, fille de la despotique Reine de la nuit. S’en suit une quête initiatique, en compagnie du naïf Papageno. «Les personnages sont féeriques, mais semblables à nous», confie le metteur en scène. Faute d’espace et de décor, Dorian Fourny a dû composer et relever un véritable défi technique. «J’ai fait un travail épuré, axé sur la symbolique, notamment le chiffre 3 et le triangle, car on sait aujourd’hui que cet opéra de Mozart est une apologie de la franc-maçonnerie.»

Cette œuvre a été portée par une distribution exceptionnelle. «Je suis très sélective», avoue Leila Chalfoun. «Je fais de bons castings, très internationaux. On avait des chanteurs français, américains, anglais… mais on avait aussi laissé de la place aux artistes québécois, et notamment à la relève.»

Dans les rôles phares, on retrouvait le ténor Nils Browns (Tamino) et la Canadienne Sahara Sloan (Pamina). La jeune soprano de 22 ans jouit d’une notoriété grandissante des deux côtés de l’Atlantique grâce à son timbre lyrique riche et chaud. À signaler la brillante performance du baryton Nicolas Rigas (Papageno), tant dans sa prestation d’acteur que de chanteur.

Le public a réservé une ovation nourrie aux artistes, y compris aux musiciens qui jouaient sous la direction du chef Louis Lavigueur. Avant de s’envoler pour Bruxelles, le metteur en scène confiait sa satisfaction. «J’ai apprécié la performance des artistes. Ils ont travaillé dans des conditions difficiles. L’acoustique de l’église était loin d’être idéale», a‑t‑il mentionné.

Quant à Leila Chalfoun, celle‑ci a dressé un bilan tout aussi positif de son FestivalOpéra. «Notre vocation première est d’attirer un public qui ne connaît pas l’opéra. C’est pourquoi nous programmons des grands classiques, comme La flûte enchantée», a‑t‑elle dit, ajoutant que les organisateurs sont déjà à préparer la cinquième édition.

 

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