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Michel Barrette… pour l’avant-dernière fois

Michel Barrette présente

Michel Barrette présente

Michel Barrette… pour l’avant-dernière fois

Le 10 février au Zénith

Ça fait bien 35 ans que Michel Barrette parcourt le Québec d’une salle à l’autre, où le public l’accueille toujours avec la même chaleur, comme ce sera assurément le cas à la salle du Zénith, le dimanche 10 février, où il présentera son 11e opus, Drôle de vie, pour la énième fois.

Créé il y a quatre ans, Drôle de vie arrive en fin de tournée et l’humoriste apprécie qu’on le réinvite de la sorte («On a le choix. Il y a dix fois plus d’humoristes qu’à mes débuts» , s’émerveille-t-il), lui qui confirme qu’un nouveau spectacle est actuellement en gestation (le rodage devrait commencer à l’automne) et qu’il s’agira vraisemblablement de son dernier. «Ça me mènera à 67 ans. Il faudra bien que je prenne ma retraite un jour» , dit-il.

Pour l’instant, Michel Barrette savoure à plein cette Drôle de vie dont le propos, s’il demeure le même à la base, s’est considérablement transformé chemin faisant. «C’est sur la route qu’un spectacle s’écrit vraiment. On sait rapidement ce qui marche et ce qui marche moins bien» , indique l’artiste qui n’hésite jamais à retoucher un numéro ni même à le sacrifier, tant et si bien qu’à la dernière représentation de Drôle de vie, il y a des choses qui n’auront vécu sur scène qu’une seule fois. «Il faut que ce soit comme ça, insiste-t-il, sinon j’aurais l’impression d’être un perroquet qui répète toujours la même chose. Il faut que je me trouve drôle. Quand ce n’est plus le cas, j’élimine.»

Barrette le raconteur

Dans ce spectacle dont il demeure encore et toujours la matière première, Michel Barrette se raconte sur le mode de l’autodérision, c’est-à-dire en prenant soin d’être la seule victime de ses blagues. Il y a là un verbe-clé puisque c’est davantage à titre de «raconteur» que Michel Barrette se présente. «Nous vivons à peu près tous les mêmes choses. Comme tout le monde, je réagis, à la différence que je récupère tout ça et que j’en fais des blagues. Encore là, tout est dans la manière, dans l’abondance de détails et dans la façon de livrer» , dit-il, suggérant qu’une banale crevaison, ou encore un moment passé à attendre son tour pour payer au magasin, bref, le moindre événement en apparence anodin peut se transformer, dans la bouche d’un raconteur, en une histoire savoureuse. Question de métier.

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Parlant de métier, Michel Barrette est de la génération de ces humoristes d’avant l’École nationale de l’humour, qui travaillent d’instinct et qui n’ont pas forcément cette méticulosité maniaque de la virgule, du mot précis et de la rythmique, comme c’est le cas pour Louis-Josée Houde, par exemple, que Michel Barrette trouve génial, soit dit en passant. «Je ne serais pas capable d’évoluer dans un univers où tout est planifié au quart de tour. J’étoufferais» , de dire celui qui, comme tous les humoristes de sa génération, n’a donc pas eu accès à cet éventail d’outils et de techniques qu’on enseigne dans l’institution citée plus haut. «Je n’ai rien contre l’école, dit-il, mais je ne sais pas ce qu’on m’y aurait enseigné. À mon avis, on est drôle ou on ne l’est pas.»

La vraie vie

Dans Drôle de vie, Michel Barrette parle de la vie et du bonheur de vivre, tout simplement, en s’attardant un moment sur chaque tranche d’âge, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse et la mort. Il le fait en réfléchissant tout haut et en assoyant ses (drôles de) réflexions sur des anecdotes liées à sa propre vie et celle des gens qu’il a côtoyés et aimés.

La clé, pour faire rire, dira-t-il encore, c’est de raconter des choses que les gens peuvent avoir vécues, sinon des événements qui exciteront leur curiosité, mais toujours des choses vraies: «La vie est plus drôle que n’importe quel humoriste. Il y a des choses qui ne s’inventent pas et ce sont toujours les plus drôles» , affirme-t-il, ajoutant qu’un bon numéro d’humour doit absolument contenir un élément de surprise. Pour dire les choses autrement, un numéro, une blague, sera réussi si notre interlocuteur n’a pas vu venir le punch.

C’est donc un raconteur aguerri et heureux qui vous attend, à la salle du Zénith, le 10 février à Saint-Eustache, un homme qui remercie la vie chaque jour de pouvoir pratiquer ce métier devant vous et qui se pince encore pour s’assurer qu’il ne rêve pas.

Pour information: [http://www.lezenithsteustache.ca].

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