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Mélanie Ghanimé: le beau mélange

Mélanie Ghanimé présente son premier spectacle solo, le 18 juillet au Zénith.

Photo Jocelyne Michel (courtoisie)

Mélanie Ghanimé

Mélanie Ghanimé: le beau mélange

Le 18 juillet au Zénith

Sur l’affiche annonçant son premier spectacle solo, Mélanie Ghanimé nous regarde droit dans les yeux, frondeuse et sourire en coin, prête à dégainer une matière qui la définit, c’est-à-dire un beau mélange de naïveté assumée et d’ironie mordante, le tout enrobé de lucidité et d’une sorte de gentillesse qui vient tout de même avec cette mise garde: niaise-moi pas!

Sur l’affiche annonçant son premier spectacle solo, Mélanie Ghanimé nous regarde droit dans les yeux, frondeuse et sourire en coin, prête à dégainer une matière qui la définit, c’est-à-dire un beau mélange de naïveté assumée et d’ironie mordante, le tout enrobé de lucidité et d’une sorte de gentillesse qui vient tout de même avec cette mise garde: niaise-moi pas!

La proposition plaît à l’humoriste qui montera sur la scène du Zénith, le 18 juillet, avec cet opus intitulé BRUT(e), un titre à double sens qui se veut une carte de visite, une manière pour l’artiste de se présenter au public en misant sur l’authenticité, c’est-à-dire ce qu’elle est à 100 %.

«C’est pour ça que ce titre colle si bien à mon spectacle et à ma personnalité. Je me permets d’aller dans ma propre vérité, malgré ma vulnérabilité. C’est moi, à l’état pur. Je ne mets pas de gants blancs. Les mots que j’utilise sont mes vrais mots, mes hontes sont mes vraies hontes, mes échecs sont mes vrais échecs. J’essaye pas que tu m’aimes. Je suis comme ça» , dit-elle, en ajoutant que l’intensité qu’elle y met, dans la livraison, justifie le contenu de la parenthèse accolée à ce titre. Ça peut expliquer, aussi, cet aplomb sur scène, cette manière de se planter les pieds, comme si ses souliers étaient vissés au plancher.

Les conflits intérieurs

L’authenticité («C’est épuisant, bloquer ce que tu es» , dit-elle) est un terme qui revient d’ailleurs continuellement dans la conversation. Diplômée de l’École nationale de l’humour (ENH) en 2009, Mélanie Ghanimé en a fait son fer de lance, advienne que pourra. C’est comme ça qu’elle trouve sa paix. «On est souvent en conflit avec ce qu’on pense et ce qu’on devrait penser. C’est ce que j’amène dans mon spectacle: tous mes conflits intérieurs. Par exemple, je sais qu’il ne faut pas juger les autres et, pourtant, je passe mon temps à juger le monde! En me faisant cette réflexion, je m’aperçois aussi que je me juge moi-même» , exprime l’humoriste qui se sert de l’écriture et de la scène comme un exutoire où elle déballe tous ces conflits qu’elle accumule depuis l’enfance, elle qui vient tout juste de passer le cap de la quarantaine.

Cette prise de conscience, cet «accueil de soi-même» devient alors un prétexte pour parler de tout: thérapie, sexualité, célibat, comportements humains (une source intarissable), jusqu’à l’épilation au laser, son spectacle se construit sur des anecdotes authentiques pimentées ici et là de numéros de stand-up, des tranches de vie qu’elle met d’abord sur papier avec la complicité de Jonathan Lord-Legault, camarade de cohorte à l’ENH.

Pour ce qui est de cet aspect des choses, Mélanie Ghanimé n’est pas ce genre d’artiste disciplinée et rigoureuse qui organise son temps en déterminant des moments précis pour l’écriture. «Je trouve mon inspiration dans la colère. Quand quelque chose me fâche, je dois l’absorber et le laisser se déposer, jusqu’au détachement. C’est là que je deviens créative» , dit-elle en parlant de cette écriture punchée, ponctuée de pauses et de relances qui donnent une rythmique particulière à son propos, une musicalité, en fait, qui repose sur l’échange et sur l’écoute, cette faculté qu’on développe, avec le métier, de ressentir une salle.

Un propos universel

Prendrons-nous la peine de vous rassurer? Cette fille est très drôle, contrairement à une perception encore tenace, paraît-il, voulant que l’humour soit le domaine des garçons. «Ça existe encore, confirme Mélanie Ghanimé. Moi-même, quand je suis arrivée en humour, je trouvais qu’on n’était pas beaucoup. Je ressentais cette pression de me faire accepter par les gars. À un moment donné, je me suis dit: je m’en crisse.»

Et elle a bien fait puisqu’on lui a donné jusqu’ici la preuve que son humour touche tout le monde. «J’ai ma démarche. Tu l’aimes ou tu l’aimes pas. L’humain, les émotions, le développement personnel, c’est universel, ça concerne autant les hommes que les femmes, peu importe l’âge» , affirme l’artiste qui reçoit beaucoup de commentaires de la part des hommes, après son spectacle, qui lui confient avoir non seulement beaucoup ri, mais trouvé matière à une réflexion qu’ils ont envie de poursuivre.

Envie de faire sa connaissance, d’aller à la rencontre d’une artiste qui a décidé d’accepter sa sensibilité et de voir sa vulnérabilité comme une force? De rire un bon coup? Visitez le [http://lezenithsteustache.ca] pour accéder à la billetterie. «C’est un show qui frappe et qui libère» , suggère Mélanie Ghanimé en guise d’invitation.

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