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Le théâtre d’un moment historique

La pièce Moi et mon Moulin a été jouée très près du public. Le Notaire discute ici de faits historiques avec Virginie Villiotte dit Latour.

Le théâtre d’un moment historique

Moi et mon Moulin

Les Productions L’R de Rien ont présenté, les 14, 15 et 16 juin derniers, au Centre d’art La petite église, la pièce de théâtre Moi et mon Moulin, écrite par Constance Joanette et mise en scène par Jacques Nantel. La pièce en question raconte la vie du moulin Légaré à travers le personnage de Virginie, la femme de Magloire Légaré.

La petite distribution a interprété, parfois avec humour, les personnages de la famille Légaré. Sur scène, la jeune Jessica Veilleux a tenu le rôle de Virginie Villiotte dit Latour avec une certaine solidité, mais son jeune âge pouvait accrocher l’œil lorsque le personnage s’est fait vieillissant.

Luca Passarelli, interprétant Donat Légaré, et Marc-André Berthold, interprétant Le Notaire et Monsieur Labelle, l’ont fait avec énergie et talent. Dans une personnalité forte pour le premier, et tout en nuance et humour pour le deuxième.

La pièce, qui sera rejouée le 15 septembre prochain, se divise en trois actes, faisant vivre trois moments dans la vie du moulin Légaré. Ils font référence autant à la vie au moulin, aux relations entre les membres de la famille, ainsi qu’aux faits historiques entourant le village devenu Saint-Eustache.

Les références historiques étaient véritablement parsemées dans les dialogues. Plusieurs prétextes ont servi à en parler; histoires aux enfants, récit du notaire lors de ses visites ou souvenirs du passé racontés.

Les spectateurs ont pris place de chaque côté d’une scène au milieu du Centre d’art. Quelques objets, tels que sac de farine, chaises en bois et demi-roue de moulin, se trouvaient dans l’espace de jeu. Des tissus au plafond et l’écran qui affichait le mécanisme d’un moulin ajoutaient à l’ambiance sonore et ont créé un univers intimiste comme une histoire racontée au coin du feu.

La première partie de la pièce a relaté la mort imminente de Magloire Légaré, la vie au Moulin, celle de Virginie et de ses enfants. Plusieurs références ont été faites sur l’acquisition du bâtiment par M. Légaré et l’apprentissage du métier de meunier par Donat et son frère Philippe.

Un beau moment est celui où Aurore, interprétée par Ève Comeau, a chanté Partons la mère est belle et fait participer la salle. L’acte s’est terminé par l’ouverture du testament du père décédé, qui décide de tout léguer à sa femme, ce qui ne plait pas à son fils Donat. Sa mère va lui proposer une association familiale pour la sauvegarde du moulin.

Dans la deuxième partie, 30 ans plus tard, Saint-Eustache a pris de l’expansion et on voit Philippe vivre dans l’ombre de Donat. La mère a 85 ans et sent son heure venir. Elle veut vendre le moulin à Donat pour être équitable avec ses autres enfants, mais ce dernier cri à l’injustice pour la vie qu’il a donnée au moulin.

La pièce se termine 20 ans plus tard où Donat, propriétaire du moulin, décide de le vendre au ministère des Affaires culturelles, et après à la Ville de Saint-Eustache, avec le droit de rester dans la maison 10 ans. Naît la Corporation du moulin Légaré où M. Labelle affirme: «Nous voulons que votre moulin soit connu de partout».

Une pièce qui varie entre fiction et faits historiques, qui démontre bien l’ambiance au sein de la famille Légaré, dans laquelle Donat prenait beaucoup de place, Philippe se sentait mis de côté, sans oublier le courage de Virginie dans ses rôles de gestionnaires et de mère.

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