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Le théâtre... différemment

Les comédiennes Sonia Vigneault et Christine Lamer ont prêté leurs voix à ce nouveau Rendez-vous amoureux.

Le théâtre… différemment

Les Rendez-vous amoureux

Le Centre d’art La petite église a résonné, le 14 novembre dernier, des voix d’Yves Corbeil, Christine Lamer, Sonia Vigneault et Maxime Leflaguais pour une nouvelle mouture des Rendez-vous amoureux présentés par la compagnie théâtrale La Comédie Humaine, mise en lecture par Martin Lavigne et accompagnée par Michel Montreuil au piano.

Cette édition proposait littéralement des rires et des larmes qui ont su charmer le public à travers une panoplie d’auteurs. Ce sont neuf textes qui ont été sélectionnés et dont la salle a eu le plaisir de voir interpréter par les comédiens.

Ces derniers avaient d’ailleurs la fébrilité des premières lectures et des quelques indications données lors de la seule répétition qu’ils ont eue. «Vous allez voir et entendre le théâtre différemment, a promis Martin Lavigne en début de spectacle. La fragilité des comédiens lorsque le texte est lu dans ses premières fois. Vous, public, avez un rôle à jouer, celui d’imaginer les costumes et les décors.»

La soirée a débuté avec du Neil Simon et un jeune couple dans leur nouvel appartement, où chacun veut plaire à l’autre à leur manière. La suite s’est enchaînée avec La mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller. L’extrait choisi est celui du père avec le fils qui veut quitter la maison. Une interprétation plutôt touchante d’Yves Corbeil et Maxime Leflaguais.

Ensuite, la lecture dynamique, puisque les comédiens se déplaçaient dans l’espace et interprétaient véritablement les extraits, s’est poursuivie dans un humour noir entre deux voisines dont l’une raconte comment elle a tué son mari pour se donner le courage de le faire, il s’agissait de Dialogue au thé noir d’André Ducharme.

La salle a pu profiter du langage recherché et du regard critique de Molière sur son époque avec Le malade imaginaire, où le ton léger a fait transparaître le plaisir des comédiens.

Coupant radicalement avec l’extrait d’avant, Maxime Leflaguais et Sonia Vigneault ont joué Florence de Marcel Dubé. Un moment davantage contemporain. S’en est suivi La femme du boulanger de Marcel Pagnol, magnifiquement joué par Yves Corbeil et Christine Lamer, où le boulanger et sa femme se retrouvent à la suite de l’escapade de cette dernière avec un berger. Le tout s’est terminé par une chanson de Mme Lamer, S’il fallait qu’un jour, dans une interprétation très touchante.

La salle a réellement rigolé avec Les précieuses ridicules de Molière, où Maxime Leflaguais s’en est donné à cœur joie dans un personnage pédant qui chante très mal, bien entouré de Christine Lamer et Sonia Vigneault dans deux réelles «précieuses ridicules».

Le spectacle a permis de découvrir les lettres d’amour d’A.R. Gurney, traduites par Jean Leclerc, représentant un couple d’amants qui se sont tant aimés sans jamais véritablement être ensemble. Le tout s’est clôturé sur une note plus légère avec Le Dindon, de Georges Feydeau.

Le public qui a offert une ovation debout aux comédiens a pu échanger avec eux, entendre leurs commentaires, poser des questions ou simplement dire comment ils ont aimé leur soirée. «On ne se prend pas au sérieux, les moments de décrochage et de cabotinages sont permis», a souligné Martin Lavigne, une expérience qui semble avoir ravi du côté des deux scènes.

Notons, enfin, qu’un prochain Rendez-vous amoureux est prévu au Centre d’art La petite église le mercredi 27 février, avec cette fois Geneviève Rioux, Pierre-Alexandre Fortin, Béatrice Picard et Antoine Durand.

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