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Le revers de l’inconscient de Claude Bolduc

Jusqu’au 24 mars

Le revers de l’inconscient de Claude Bolduc

Nouvelle exposition à la bibliothèque de Deux-Montagnes

Jusqu’au 24 mars, le peintre eustachois Claude Bolduc expose à la bibliothèque de Deux-Montagnes une quarantaine de toiles au style éclaté, parfois même naïf, mais débordantes de couleurs et de personnages déjantés. Son thème? Le revers de l’inconscient.

Si ses personnages fortement sexualisés peuvent en surprendre plus d’un, son auteur tient à préciser que leur présence n’a rien de gratuit. Ils racontent la vie et la mort.

Pour Claude Bolduc, tout ce qui survient dans la vie des gens et des peuples s’explique par la présence d’Éros (dieu de l’Amour) et Thanatos (dieu de la Mort), symboles grecs qu’il a étudiés au fil de ses nombreuses lectures. «Éros, c’est la sexualité, mais aussi un symbole de vie, car c’est à travers la sexualité que l’on se reproduit. C’est l’idée même de vivre. Toute l’articulation sociale est basée sur le sexe, qui est omniprésent depuis le début des temps», explique l’artiste de 58 ans.

«Pour l’homme, deux choses comptent: l’envie de vivre et la peur de mourir. C’est une tension permanente chez lui. Dans toute l’histoire de l’humanité, le duel entre Éros et Thanatos est omniprésent», poursuit le peintre.

Depuis le début de sa carrière, en 1987, comprendre le sens de la vie a été pour lui une quête en constante évolution.

C’est d’ailleurs en pleine déconfiture amoureuse qu’il s’est mis à peindre. Sa colère de l’après-rupture, il l’a exprimée à coups de pinceau.

Des années plus tard, il a suivi sa nouvelle amoureuse jusque dans son patelin, à Genève, où il a vécu 13 ans. Cet exil lui a permis d’explorer de nouvelles méthodes de travail, de s’ouvrir à la diversité artistique et aussi de percevoir la réalité des gens, des événements, d’un autre œil. Ses thèmes sont devenus plus politiques, plus sociaux.

Son aventure suisse lui a d’ailleurs donné l’occasion de faire connaître son œuvre à travers des expositions solos ou collectives, de 2003 à 2008, à Paris, Genève, Londres et Florence. Il a exposé aussi à New York, Melbourne et Miami.

Ses lectures philosophiques l’ont mené jusqu’à la bible, qu’il a lue du début jusqu’à la fin. Non pas par fanatisme religieux, précise-t-il, mais pour mieux comprendre sa dimension symbolique. «Il y a tout là-dedans. C’est incroyablement riche en symboles toutes ces histoires et je m’en sers souvent comme références pour atteindre les gens à travers mes toiles», confie Claude Bolduc.

Il sait cependant que l’inconscient qu’il explore ne rejoint pas tous les esprits. Il rappelle le cas d’Arthur Villeneuve, le renommé peintre saguenéen dont on a surtout retenu la naïveté du style. On riait de lui, se souvient M. Bolduc. «Moi, je le trouvais génial à cause de son audace et de sa capacité à aller dans son subconscient en osant intégrer dans sa peinture la présence amérindienne, préhistorique et l’influence chrétienne», souligne l’artiste, qui dit avoir été très influencé par Villeneuve et par le peintre néerlandais Jérôme Bosch.

Mais Claude Bolduc est un artiste qui conjugue la vie au présent. Depuis son retour au Québec pour l’amour d’une belle Eustachoise, en 2010, il élabore des projets. Il expose des toiles en permanence à la Galerie 106U, à Montréal, et a aussi tenu l’affiche en solo à la Salle Pauline-Julien, à Trois-Rivières, en 2012. Et ne le cherchez pas le 22 juillet, il se marie.

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Photo Yves Déry

Claude Bolduc, devant une toile lui ayant été inspirée par la vie du peintre Van Gogh.

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