- PUBLICITÉ -
Le party de cuisine des Frères d’Armes

Jeff Dubé (Noir Silence) et Rudy Caya (Vilain Pingouin) sont au cœur du projet Frères d’Armes qu’ils présenteront au Centre d’art La petite église, le vendredi 8 novembre.

Le party de cuisine des Frères d’Armes

Avec Rudy Caya et Jeff Dubé

Frères d’Armes, c’est sous ce nom que Rudy Caya et Jeff Dubé sillonnent les routes du Québec en direction de Saint-Eustache, pour livrer des versions acoustiques des grands succès de Vilain Pingouin et Noir Silence, deux formations qui ont marqué le rock de chez nous, à la fin du dernier millénaire et qui, avec tous les autres groupes qui ont émergé en même temps, ont remis le français à la page après le blues post-référendaire des années 1980.

Frères d’Armes, c’est sous ce nom que Rudy Caya et Jeff Dubé sillonnent les routes du Québec en direction de Saint-Eustache, pour livrer des versions acoustiques des grands succès de Vilain Pingouin et Noir Silence, deux formations qui ont marqué le rock de chez nous, à la fin du dernier millénaire et qui, avec tous les autres groupes qui ont émergé en même temps, ont remis le français à la page après le blues post-référendaire des années 1980.

«Une fois que le Québec a fait son deuil, je pense qu’il a eu envie de se reconnaître dans la musique» , estime Rudy Caya, quand on lui rappelle cette période effervescente qu’on peut situer dans la deuxième moitié des années 1980 et les années 1990. La place était libre et plusieurs l’ont prise. «Quand il y a un restaurant, il y en a dix autres autour. C’est la même chose avec les groupes, image-t-il. S’il n’y en a qu’un, tu peux dire que tu n’aimes pas le québécois. S’il y en a vingt, tu ne peux plus dire ça. Il y en a sûrement un que tu vas aimer. Ça nous a aidés.»

«Et le rock se chante dans toutes les langues» , de statuer Rudy Caya, lui qui s’est abreuvé à la source de nombreux groupes français, comme La Souris déglinguée ou Parabellum, et qui situe par ailleurs l’une de ses formations préférées en Mongolie, The Hu, qui fait du métal dans la langue des steppes en intégrant des instruments traditionnels.

Frères d’Armes et la saison morte

Vilain Pingouin et Noir Silence donnent encore des spectacles dans différents festivals, mais tout comme la cigale, c’est en été que leurs services sont le plus souvent requis. «À force de se croiser dans les festivals, on est devenus des chums. À un moment donné, Jeff m’a demandé si ça me tentait de monter quelque chose avec lui pour la saison morte» , raconte Rudy Caya, qui fait ainsi la cosmogonie quasi spontanée de Frères d’Armes, un concept pour lequel on a immédiatement privilégié la formule acoustique (il y a toujours deux ou trois autres musiciens avec eux).

On y voyait alors l’occasion de se produire dans des salles plus modestes et d’apporter une dimension nouvelle, plus intimiste, aux chansons. «Pour un auteur-compositeur, c’est un gros avantage. Ça permet de mettre les textes de l’avant, ce qui n’est pas le cas avec Vilain Pingouin où j’ai fait le choix assumé de considérer la partie vocale comme un instrument» , enchaîne l’artiste.

De fait, les chansons de Vilain Pingouin et Noir Silence parlent beaucoup. On relève, dans les deux univers, un discours social et humaniste sur lequel repose probablement la véritable connivence artistique de Rudy Caya et Jeff Dubé. «On est différents, mais on se ressemble, acquiesce Rudy Caya. Sur la scène, on aime raconter des histoires, on a une belle complicité. C’est une belle dynamique. On enchaîne les chansons en s’amusant» , de dire celui qui a toujours le feu sacré, malgré les ennuis de santé qu’il a connus depuis deux ans (un AVC et puis un autre) et qui ont laissé quelques séquelles (un débit de voix un peu plus lent, notamment, tout comme l’incapacité de jouer désormais de la guitare, du moins sur une scène).

La bonne chanson au bon moment

«La musique n’a jamais été ma vie, mais elle a toujours été le chemin que je prenais pour parler de ma vie. Je suis encore vivant, donc j’ai encore des choses à dire» , philosophe l’artiste qui en a profité pour travailler sa voix, qui souffle encore dans son harmonica et qui ne boude pas son plaisir de livrer des chansons qui ont trouvé leur niche dans nos cœurs, par une sorte de magie que peu d’artistes arrivent à expliquer.

Rudy Caya nous met tout de même sur cette piste fort intéressante: «Des fois, t’as le goût de pleurer. Des fois, t’as besoin de penser. Des fois, t’as envie de te défrustrer. Une bonne chanson, un hit, c’est une chanson qui répond à un besoin, au bon moment. Mais ça, tu le sais juste après. Et ce n’est jamais le même besoin. Des fois, tu penses avoir écrit une bonne toune, mais elle passe dans le beurre parce qu’il n’y avait pas ce besoin-là, à ce moment-là.»

Et des bonnes chansons, les Frères d’Armes en ont tout plein à vous faire entendre, le vendredi 8 novembre, au Centre d’art La petite église, dans le cadre d’un spectacle que Rudy Caya qualifie de «party de cuisine» , dans une ambiance détendue et relâchée, un peu comme si vous aviez invité les artistes à venir faire un tour chez vous.

Billetterie: [http://www.lapetiteeglise.com].

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top