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Le «lieu commun» abordé habilement

Une des scènes d’introduction de la pièce de théâtre Le lieu commun

Le «lieu commun» abordé habilement

Une pièce de la troupe Nova

La troupe Nova composée de neuf comédiens de la polyvalente Deux-Montagnes (PDM) a présenté, au mois d’avril dernier, la pièce de théâtre Le lieu commun. Écrite par François Archambault, elle a été mise en scène par Claudie Legault et son assistant à la mise en scène Alexandre Legault.

Les élèves du premier cycle du secondaire de la PDM se sont rencontrés deux fois par semaine afin de faire vivre et présenter pendant trois soirs cette pièce de théâtre particulière se déroulant dans ce «lieu commun»qu’est la salle de bain.

«Je ne trouve pas les mots pour décrire à quel point nous avons travaillé, sué, acté, tripé, crié, joué et «Novaté». Sachez que je suis immensément fière de chacun de mes comédiens. Je suis complètement choyée d’avoir la chance de vous présenter un show dans lequel ils se sont tellement investis», a écrit la metteure en scène dans le programme de la soirée.

Le spectacle, divisé en petites scènes, se déroulait dans un décor de salle de bain sur deux étages avec des accessoires réels comme un bain et de l’eau à l’intérieur. Si parfois les scènes ont fait rire par leur absurdité, leur côté comique, d’autres abordaient des propos plus dramatiques.

D’ailleurs, la première scène, après l’introduction vraiment délirante d’un annonceur maison, s’ouvre sur une mère légèrement obsessive de la propreté de sa fille. Cette dernière est récalcitrante, trouvant dans son odeur un sens à sa vie, elle affirme, entre autres, «Je veux sentir la vie.» Finalement, sa mère finit par noyer sa fille dans le bain.

Les autres scènes montrent aussi des situations plus comiques comme ce tueur qui surprend les femmes dans leur douche. Le problème ici c’est qu’elles sont habillées et veulent mourir de ses mains. Elles l’affirment avec désinvolture, ce qui perturbe l’homme. Il y a aussi une autre histoire d’un couple âgé, dont la femme recherche la beauté de sa jeunesse alors que son mari est presque aveugle.

La deuxième partie du spectacle nous fait rencontrer plus longuement le personnage de la mort brièvement aperçu au début. Sortant du bol de toilette, c’est de cette manière que la mort apparaît pour prendre ses victimes. Une des scènes montre d’ailleurs le dialogue entre la femme d’un mourant et le personnage de la mort. Peu après, l’annonceur maison la reçoit sur scène à la manière d’une émission télévisée.

Les comédiens, malgré leur jeune âge, sont très bons pour faire passer aussi bien, et avec beaucoup d’humour, un sujet aussi peu commun au théâtre. Notons la performance de Sandrine Beaubien pour ses personnages qu’elle a si bien investis, de Jaelle Francœur pour son dialogue avec la mort, ainsi que d’Émilie Marien pour son jeu physique et ses mimiques dans le rôle de la mort elle-même.

Ajoutez à cela deux numéros musicaux tout à fait savoureux où les comédiens deviennent des danseurs. Bref, une soirée particulière où des thèmes lourds sont abordés avec désinvolture, de manière ludique et parfois jouant avec la limite de la décence.

Le public, plutôt participatif pendant la soirée, a offert aussitôt les dernières paroles prononcées, une ovation debout à la troupe.

 

 

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