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La vérité se cache entre les murs

La Maison

Avant d’entrer dans la salle, on ne sait à peu près rien de la nouvelle production du Petit Théâtre du Nord (PTDN), sinon qu’un coup de feu sera tiré. La mise en garde apparaît d’ailleurs sur un panneau placé en évidence: nous voilà prévenus. Personne ne fera le saut, sauf les quelques distraits qui cherchaient un visage connu, sinon une occasion de couper la file ou qui encore, le nez plongé dans le programme de la soirée, traquaient l’embryon d’une piste de lecture. Peine perdue.

Avant d’entrer dans la salle, on ne sait à peu près rien de la nouvelle production du Petit Théâtre du Nord (PTDN), sinon qu’un coup de feu sera tiré. La mise en garde apparaît d’ailleurs sur un panneau placé en évidence: nous voilà prévenus. Personne ne fera le saut, sauf les quelques distraits qui cherchaient un visage connu, sinon une occasion de couper la file ou qui encore, le nez plongé dans le programme de la soirée, traquaient l’embryon d’une piste de lecture. Peine perdue.

On s’est fait volontairement discret à propos de La Maison, cette comédie écrite à quatre mains par Gabrielle Chapdelaine, Rébecca Déraspe, Mélanie Maynard et Maryse Warda, qui nous mènent à la découverte de ce lieu habité ou momentanément fréquenté par différents personnages à travers le temps, les époques s’enchevêtrant dans d’incessants allers-retours qui passent par les années 1920, 1950 et 1970.

Tout juste si l’on a produit, en amont, quelques capsules dans lesquelles les acteurs et les actrices nous parlent de leur perruque ou de la couleur de leur chemise, en prenant bien soin, l’air de nous narguer gentiment, d’en dire le moins possible à propos de cette «maison su’l’bord du bois» , dans laquelle a été conçu Claude Bouchard, fils d’Irène et… de qui donc?

Et s’emballe la machine à rumeurs, chacun croira ce qu’il voudra, les preuves ne feront guère le poids, on ne vit bien que dans la tête des gens qui n’ont que faire de la vérité, surtout quand elle se cache entre les murs d’une maison que le diable, sinon la folie, a peut-être visitée. Vous voilà donc plus avancés, vous savez au moins qu’on y vient naître.

On y attend, aussi, ce bonheur qui s’est levé un jour, mettant un pied devant l’autre, la tête basse, pour s’évanouir dans l’horizon. On y fait parfois maison nette. On fuit pour y rêver sa vie aussi loin que New York ou Hollywood. On cherche même à y mettre le feu, c’est vous dire à quel point ce lieu attise les passions.

Un terrain de jeu

Chose certaine, cette fameuse Maison porte en tout point la signature du Petit Théâtre du Nord qui aime bien nous tenir éveillés, nous faire travailler un peu en laissant planer le doute, en semant quelques certitudes qui mettront peut-être du temps à éclore.

Peut-être ne saisit-on pas tout de suite la substance de ce qu’on nous sert, peut-être ne distingue-t-on pas d’emblée les contours de cette métaphore latente, chose certaine on y passe une belle soirée, pour la simple et bonne raison que ce qui fait aussi la signature du PTDN, c’est cet espace qu’on donne si généreusement aux interprètes.

Un élément s’impose d’ailleurs très vite, La Maison est un véritable terrain de jeu pour cette solide distribution à qui l’on a confié une kyrielle de personnages dont ils se servent allègrement pour montrer l’étendue de leur palette.

Avec Antoine Durand, Geneviève Alarie, Annick Bergeron, Luc Bourgeois et Kim Despatis, on voyage à travers le temps et les accents, on met le pied dans quelque dimension parallèle, on joue sur à peu près tous les tons, on vient nous titiller la fibre émotive tout autant qu’on nous dessine, avec un gros crayon, ces personnages hilarants du terroir, du moins d’un autre temps, qui touchent la cible et font rire à coup sûr.

À la mise en scène, Sébastien Gauthier met son paraphe sur cette production du Petit Théâtre du Nord qui se poursuit jusqu’au 23 août, au Centre communautaire de Blainville. Pour connaître l’horaire des représentations et accéder à la billetterie, rendez-vous au [http://petittheatredunord.com].

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