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(Photo d'archives) Les députés du Bloc Québécois: Simon Marcil (Mirabel), Louise Chabot (Thérèse-De Blainville) et Luc Desilets (Rivière-des-Mille-Îles).

La relance du Québec passe par la relance de sa culture, estime le Bloc Québécois

Les députés des Basses-Laurentides, Simon Marcil (Mirabel), Louise Chabot (Thérèse-De Blainville) et Luc Desilets (Rivière-des-Mille-Îles) demandent au gouvernement Trudeau de soutenir les efforts du Québec pour relancer les arts de la scène de manière prévisible et sécuritaire pour les différents acteurs de l’industrie créative, tant sanitairement que financièrement.

«Les arts vivants sont en péril à cause de la pandémie. Alors que près d’un artisan de la scène sur deux songe à quitter son métier pour de bon, la perspective de pouvoir recommencer prudemment à travailler arrive à point. Il faut un plan solide pour s’assurer que la relance culturelle porte ses fruits», a déclaré Simon Marcil.

«Il est essentiel de soutenir les travailleurs des arts de la scène, durement éprouvés depuis un an, pour permettre le développement de nouveaux projets. Nos artistes et artisans contribuent à l’essor et à la diffusion de la culture québécoise. Le gouvernement fédéral doit faire sa part pour la relance de ce secteur», a ajouté Louise Chabot.

Les élus citent un rapport dévoilé la semaine dernière par la Fédération nationale des communications et de la culture, qui révèle que le milieu des arts vivants traverse une période dangereusement sombre avec la pandémie. Un sondage effectué auprès de travailleurs de la scène démontre que 41 % des artisans songent à changer définitivement de métier, près de 64 % d’entre eux vivent un épisode de détresse et plus de 43 % ont au moins un symptôme de dépression majeure.

Six propositions d’urgence

Alors que Québec autorise la réouverture des salles de spectacle même en zone rouge, le Bloc Québécois fait six propositions d’urgence au gouvernement Trudeau.

-Créer un fonds de relance flexible et exceptionnel pour les salles de spectacle, théâtres, festivals et musées afin de les aider à s’adapter à la pandémie et couvrir leurs différents besoins;

-Créer un programme temporaire d’appui à la création afin de soutenir les initiatives permettant aux artistes de relancer la conception, les répétitions et les prestations artistiques malgré le contexte actuel;

-Maintenir les subventions aux festivals et événements et compenser la perte de revenus autonomes (revenus de billetterie, commandites, etc.);

-Offrir un crédit d’impôt remboursable aux consommateurs de spectacle représentant 20 % des billets et frais d’entrée d’activités d’arts et culture jusqu’à un maximum de 200 dollars ;

-De se joindre au gouvernement du Québec pour compenser financièrement les pertes à la billetterie imputables au respect des mesures de distanciation sociale;

-Reconduire les programmes d’aide fédérale pour les artistes devant s’adapter à de nouveaux moyens de diffusion durant la pandémie et rendre les critères plus accessibles.

Ces mesures doivent s’ajouter au maintien des mesures d’aide actuellement en vigueur, estime les députés.

«Les chiffres parlent d’eux-mêmes : il y a urgence d’agir pour qu’il puisse y avoir un après-pandémie pour les arts de la scène. Ottawa ne peut rester immobile devant l’exode potentiel vers d’autres horizons professionnels de nos artistes et artisans éprouvés par plus d’un an d’inactivité, d’incertitude face à l’avenir et d’ennuis financiers. Nous ne pouvons laisser les porteurs des plus belles formes d’expression de la voix de la nation québécoise se taire à jamais», a fait valoir Luc Desilets.

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