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Jo Garand et son tableau intitulé Happy Skull D.O.M.L. (médias mixtes sur contreplaqué). Photo Claude Desjardins

Jo Garand: une toile, un pinceau… et un madrier

Jusqu’au 22 mai au Saint-Graal

La microbrasserie du centre-ville thérésien n’en a pas forcément l’habitude et c’est à la suggestion de l’artiste lui-même qu’on y présente les tableaux de ce diplômé de Lionel-Groulx qui, dix ans après sa sortie de l’école, présente une première exposition solo au Saint-Graal. «J’en ai produit beaucoup, depuis trois ans, dit-il. Il était temps que je les montre.»

On en a donc accroché sur tous les bouts de murs disponibles (et même dans la salle de toilette), Jo Garand propose des tableaux peints à l’acrylique qu’il mélange parfois avec d’autres médiums (le latex, notamment), selon l’inspiration du moment et surtout parce qu’il aime expérimenter les textures, les outils et les manières. S’il le faut, il appliquera même la peinture avec ses doigts.

«Je fais de l’abstrait semi-figuratif. On reconnaît toujours quelque chose» , dirait-il, s’il n’avait aucune image à vous montrer pour appuyer son propos. On notera que la matière est abondante, que le rouge, le jaune et le noir dominent et que l’artiste utilise à profusion la technique du «dripping» , notamment popularisée par l’Américain Jackson Pollock dans les années 1940 et 1950.

L’instinct créatif

De fait, on peut identifier trois tendances issues du pinceau de Jo Garand (et parfois même du madrier puisqu’il utilise tout ce qui se trouve à portée de main pour créer l’effet recherché): expressionnisme abstrait, imagerie populaire (superhéros, sportifs professionnels, personnages historiques), lorsqu’il répond à des commandes précises (toujours dans le respect de son style), ou encore un savant mélange de tout ça.

«Quand je commence une toile abstraite, je ne sais jamais où je m’en vais. C’est l’instinct qui me guide. À un moment donné, j’aperçois une forme et je travaille autour, explique l’artiste qui ne «refait» jamais le même tableau. Je n’aime pas la routine et c’est pour ça que, d’un projet à l’autre, les choses que je fais ne se ressemblent pas» . C’est l’émotion du moment, ce qui meuble sa vie ce jour-là, le moment de la journée où le tableau naîtra qui régissent l’élan créateur.

Du pain sur la planche

Issu du département d’arts plastiques de Lionel-Groulx il y a une bonne dizaine d’années, Jo Garand travaille à temps plein à titre de représentant des ventes pour une entreprise qui cuisine des pizzas congelées, une activité qui assure sa subsistance, qui lui permet de peindre l’esprit tranquille et même de cultiver une certaine «approche client» , particulièrement utile lorsqu’on lui passe des commandes précises.

«Depuis les trois dernières années, ça roule. J’ai toujours de quatre à cinq commandes en attente» , de dire celui qui commence à penser qu’il ne serait pas impossible d’en vivre, un jour. «Ma plus grande force, c’est la composition et mes choix de couleurs» , dira-t-il, une remarque que lui faisaient déjà ses professeurs, à Lionel-Groulx, lesquels lui suggéraient de la sorte d’aller vers l’abstraction, lui qui était surtout porté vers le dessin classique ou la bande dessinée. Il dessine toujours, pour lui-même ou encore pour créer des modèles à tatouer.

Ces œuvres (sur toile, contreplaqué et plexiglas) demeureront exposées jusqu’au 22 mai, à la micro-brasserie Le Saint-Graal, sise au 32, rue Turgeon à Sainte-Thérèse. À noter que l’endroit sera l’un des plateaux qui accueilleront les artistes inscrits à la programmation des spectacles gratuits du Festival Santa Teresa, tout au long du prochain week-end.

 

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