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Fausse biographie et faux roman historique

 L’auteur Nicolas Tremblay et son plus récent roman

Fausse biographie et faux roman historique

L’invention de Louis, de Nicolas Tremblay

L’auteur et enseignant en littérature au collège Lionel-Groulx, Nicolas Tremblay, récidive une quatrième fois avec L’invention de Louis. Il s’agit cette fois d’un roman dit d’anticipation, mais qui se campe dans le passé d’un Québec des années 1960-1970. Il est aussi inspiré de la vie de Louis-Philippe Hébert, un auteur reconnu des Laurentides.

Le natif de Deux-Montagnes revient ainsi avec un autre roman expérimental après Une estafette chez Artaud, paru au mois de janvier 2012, salué par la critique. Le nouveau roman est en fait une fausse biographie de l’auteur laurentien et un faux roman historique qui n’a de vrai que le contexte historique, c’est-à-dire, le fameux livre La manufacture de machines, écrit par Louis-Philippe Hébert, et le côté inventeur de ce dernier.

Nicolas Tremblay part donc avec quelques éléments véridiques pour permettre à son personnage Louis Philippe de vivre une double vie, celui d’un écrivain marginal d’un côté et d’un inventeur de l’autre. Une de ses inventions, celle d’un traitement de texte qui porte l’écriture de la machine à écrire à l’espace virtuel, va lui occasionner plusieurs péripéties.

Il attirera, entre autres, l’attention de Bill Guterbenger, grand patron d’IBM, alors qu’un emploi à Radio-Canada lui fera découvrir l’existence d’un monde parallèle peuplé de robots. Un roman donc plus accessible que le dernier, confie l’auteur, qui amènera les lecteurs dans une forme d’anticipation décalée, basée sur le passé.

Le roman fait notamment référence à cette peur des machines typiques des années 1960 et 1970, sur un fond de changement nationaliste au Québec, avec le véritable patenteux québécois dans le domaine des ordinateurs, et à cette idée, en arrière-plan, que le Québécois ne doit pas faire trop de bruit.

Bref, un mélange d’éléments du passé ou du présent, combiné avec l’avènement de la révolution numérique, qui ont inspiré Nicolas Tremblay à écrire un récit bien à lui, où il joue avec plaisir sur la forme.

De plus, le roman se divise donc en trois machines, «C’est un clin d’œil au recueil de Louis-Philippe Hébert (La manufacture de machine) auquel je rends hommage», explique l’auteur.

Il a d’ailleurs contacté Louis-Philippe Hébert qui a été très surpris par le sujet de M. Tremblay, «Il était déstabilisé, mais il a accepté le jeu et il l’a vu comme un hommage», confie-t-il.

Ce deuxième roman de Nicolas Tremblay – il a aussi signé un collectif rassemblant des études sur l’œuvre de Valère Novarina et un recueil de nouvelles – arrive presque un an après son premier. S’il avait l’idée en tête, les circonstances lui ont donné le temps de s’y consacrer. En effet, étant enseignant au cégep, la grève de la dernière année lui a donné un congé forcé. De plus, il est devenu père d’un deuxième enfant, ce qui lui a donné droit au congé de paternité, en plus des vacances d’été. «C’était un cadre idéal, j’avais plusieurs mois de suite pour écrire», ajoute-t-il.

Pour la suite, une pause s’impose pour l’auteur qui souhaite se consacrer à sa vie de famille, mais qui continuera toujours d’écrire, particulièrement des micros-nouvelles, parce que, comme il le dit si bien, «écrire, c’est une deuxième nature».

 

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