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Exposition Éclairs et flammes en ceinture fléchée

(Photo Michel Chartrand) - Denis Paré, conseiller municipal du quartier du Vieux-Saint-Eustache, Karine Brosseau, du bureau du député fédéral Luc Desnoyers, Mélanie Séguin et Ernest Labelle, respectivement directrice et président de la Corporation du moulin Légaré, vous invitent à l’exposition Éclairs et flammes en ceinture fléchée.

Exposition Éclairs et flammes en ceinture fléchée

A la Maison de la culture et du patrimoine

La Corporation du moulin Légaré présente pour la période des fêtes, l’exposition temporaire Éclairs et flammes en ceinture fléchée à la Maison de la culture et du patrimoine de Saint-Eustache.

Déjà en vigueur, et ce, jusqu’au 10 janvier, cette exposition bilingue est consacrée à la représentation de la ceinture fléchée dans l’art canadien. Elle réunit plus de 25 ceintures fléchées qui rendent compte de leur évolution et de leur histoire à partir du 19e siècle jusqu’à nos jours. De nombreux panneaux informatifs relatent les origines, les usages, les symboliques, le déclin et la place occupée dans le folklore.
«Il s’agit d’une collection de France Hervieux, de L’Assomption, une sommité en matière de ceintures fléchées. Cette exposition a déjà été présentée en 2004 au musée de Joliette. Il nous fait maintenant plaisir de vous la présenter à Saint-Eustache», a annoncé Mélanie Séguin, directrice de la Corporation du moulin Légaré et muséologue, aux quelques invités présents lors de l’ouverture de l’exposition le 10 décembre dernier.

La ceinture fléchée traditionnelle pouvait atteindre 4,5 mètres de longueur et de 15 à 30 centimètres de largeur. La plus réputée de toutes, c’est la ceinture fléchée de l’Assomption. Elle est composée de plusieurs séries d’éclairs (zigzags) ou de flammes (losanges) disposées symétriquement de chaque côté du centre appelé cœur. La majorité des ceintures anciennes trouvées sont de ce type, et leur nombre confirme l’existence d’une véritable industrie domestique dans la région de l’Assomption au 19e siècle. Elles étaient tressées à la main et les femmes pouvaient mettre entre 300 et 400 heures pour confectionner une seule ceinture. Il y a 100 ans, elle valait 200 $ l’unité. Trop dispendieuse, la ceinture fléchée sera abandonnée au profit des ceintures tissées au métier.

Les ceintures étaient longues car elles devaient faire deux fois le tour de taille de l’homme pour tenir son capot fermé et se garder bien au chaud durant l’hiver. Les coureurs des bois en portaient puisqu’ils étaient vêtus de gros manteaux. Elles permettaient aussi de garder le dos bien droit.

Certains ont avancé que l’origine des ceintures provenait de France ou de l’Écosse. En visitant l’exposition, vous pourrez aussi découvrir que les Amérindiens échangeaient des fourrures pour avoir la ceinture fléchée devenue également une symbolique pour plusieurs, dont le peuple métis, les patriotes et le folklore québécois. Le Bonhomme Carnaval représente aujourd’hui son principal porte-étendard.

Le président de la Corporation du moulin Légaré, Ernest Labelle, a lancé l’invitation suivante: «Je désire féliciter notre directrice et muséologue Mélanie Séguin pour cette trouvaille. Je souhaite que la population puisse profiter du temps des fêtes pour venir visiter cette formidable exposition. Vous pouvez également en profiter pour contempler notre exposition permanente La rébellion de 1837 dans le comté des Deux-Montagnes.

La Maison de la culture et du patrimoine est située au 235, rue Saint-Eustache, à Saint-Eustache. Celle-ci sera ouverte tous les jours, de 10 h à 17 h, mais elle sera fermée les 24, 25, 26 et 31 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site Web à l’adresse: www.corporationdumoulinlegaré.com .

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