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Éric Antoine: le magicien rigolo

Le magicien et humoriste Éric Antoine sera de passage à la salle du Zénith, à Saint-Eustache, le mardi 15 mai.

Éric Antoine: le magicien rigolo

Le 15 mai à la salle du Zénith

Passons tout de suite sur ce détail qui n’a rien d’anodin, à 6’ 9’’ et jusqu’à preuve du contraire, Éric Antoine est sans contredit le plus grand magicien du monde. C’est comme ça qu’il se présente, l’œil rieur, puisque le champion français (européen, même) des ventes de billets est aussi humoriste. Mieux, il englobe tout ça dans un spectacle qu’il présentera sous peu au Québec, avec un arrêt prévu à Saint-Eustache.

Trouvez-le sur le Web et vous ferez rapidement le constat que le monsieur a pris résolument le parti de s’éloigner d’une certaine manière de livrer la magie. Son personnage se présente sous des allures d’escogriffe décoiffé, une sorte de clown maladroit qui rate parfois ses tours et se moque du public jusqu’à l’insulter gentiment.

La genèse du personnage

«Tout est arrivé d’une manière intuitive, en suivant mes passions» , raconte Éric Antoine en entrevue téléphonique, lui qui, tout jeune, et peut-être pour épater les filles qui ne s’en tenaient avec lui qu’à des rapports platement amicaux, avait d’abord été attitré par la magie, sans jamais penser en faire un métier. «Plus tard, poursuit-il, c’est le théâtre qui a pris la place. J’ai fait des études, j’ai écrit, j’ai fait de la mise en scène et, comme tout jeune acteur, je n’avais pas un euro! Alors, je me suis mis à faire de la magie dans les bars pour survivre.»

On l’avait alors suffisamment remarqué pour l’inviter à clore une conférence prononcée par un neurochirurgien et un philosophe. «On m’a demandé de parler de l’illusion du point de vue du magicien. J’ai écrit un numéro et je me suis fait rire» , poursuit-il.

C’est là que tout a commencé, en fait, il y a une dizaine d’années. De ce numéro, Éric Antoine a puisé la matière première de son tout premier spectacle, Réalité ou illusion, dans lequel il prenait le temps d’expliquer au public que l’illusion vient de notre volonté de croire. «Le personnage était alors davantage lunaire et poétique. Après, je suis allé dans son contraire, dans l’hystérie et l’excitation» , dit-il. C’est la télévision qui a fait le reste du travail puisqu’il fallait bien tempérer ce personnage trop énergique qui passait mal à la caméra.

Un escroc honnête

«Au fur et à mesure, j’ai trouvé l’équilibre entre la poésie et la folie. En fait, dans la vie je suis plus contrasté que nuancé. J’aime passer d’un sujet à un autre, du rire aux larmes. J’aime quand les couleurs sont fortes et qu’elles ne se ressemblent pas» , ajoute l’artiste, qui demeure donc un parent proche de son personnage, ce dernier lui permettant d’établir un rapport franc et direct avec le public, chose qu’il adore manifestement. «La magie n’existe que dans le regard de celui qui la voit. Le magicien est un escroc, mais un escroc honnête. Tout le monde le sait. Ça permet donc une belle complicité avec le public. C’est comme s’amuser avec des amis» , dit-il.

Pour qu’un numéro soit réussi, il faut obligatoirement avoir relevé le double défi de faire rire et d’émerveiller, ce qui force l’artiste à peaufiner autant ses blagues que ses tours de magie. «J’aime le grand rire qui vient quand on a dépassé un interdit de manière inattendue, et aussi ce sourire, avec l’œil qui frise, l’air de dire: ah, c’est malin, ça! Il me faut ces deux émotions-là» , exprime-t-il. Ajoutez ici et là un oh! et un ah! et vous aurez un artiste comblé.

Le meilleur de lui-même

Outre Réalité ou illusion, Éric Antoine a produit deux autres spectacles, Mysteric et Magic Délirium, et c’est une sélection de ses numéros favoris que le monsieur propose dans cet opus appelé «Ze» Best Of. Contrairement à ses habitudes, il n’a pas créé lui-même les musiques, mais il a plutôt puisé dans le répertoire nord-américain et d’ailleurs (AC/DC, Steppenwolf et autres bétonnières du rock), des pièces qui lui apparaissent en contradiction avec l’univers de la magie et qui l’amusent pour cette raison. Visuellement, il a toujours privilégié des scènes dépouillées, des costumes sobres, des accessoires qui sont de simples objets du quotidien, le tout baignant dans des éclairages conçus selon la même économie, mais avec un réel souci esthétique.

Son accessoiriste Bernard, un personnage tout de noir vêtu, qui croit que personne ne le voit, tout comme son «assistante, mais pas soumise» l’accompagneront sur scène tout au long de cette tournée qui passera par la salle du Zénith [http://www.lezenithsteustache.ca], à Saint-Eustache, le mardi 15 mai. «Si vous n’aimez pas, venez me voir après le spectacle, je rembourse l’indifférence» , promet Éric Antoine.

 

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