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Enfantillages: pour le meilleur et pour le pire

Les protagonistes de la comédie Enfantillages: Luc Bourgeois

Enfantillages: pour le meilleur et pour le pire

Cet été au Petit Théâtre du Nord

Entre le désir d’avoir des enfants et de prendre véritablement un petit être par la main pour le guider sur les chemins de cette chose étrange et belle qu’est la vie, il s’en dit bien des choses. Il s’en écrit des thèses, des modes d’emploi et des conférences. Des pièces de théâtre, aussi. Parce qu’on peut rire et s’émouvoir de tout, le Petit Théâtre du Nord (PTDN) nous propose alors sa dernière cuvée: Enfantillages, une comédie de François Archambault, mise en scène par Frédéric Blanchette.

Si ce titre vous dit déjà quelque chose, c’est que vous avez bien suivi l’actualité culturelle des derniers mois. La pièce a déjà sa petite histoire du fait que, contrairement à son habitude, le PTDN ne fera pas naître son nouvel opus sous nos yeux de spectateurs fidèles. Enfantillages, en effet, a pris le chemin contraire et a été, pour ainsi dire, créée et rodée sur des planches montréalaises (à La Licorne, en mai dernier), avant d’entreprendre son séjour estival dans la salle du Centre communautaire de Blainville.

En entrevue, Sébastien Gauthier et Louise Cardinal, deux des membres fondateurs du PTDN, présentent la pièce comme un véritable terrain de jeux pour acteurs. Avec Luc Bourgeois et Mélanie St‑Laurent, leurs camarades sur scène, ils y incarnent une vingtaine de personnages dans un enchaînement de 14 tableaux défilant, disent-ils, à un rythme d’enfer.

«Le sujet est tellement vaste. La formule permet donc d’exploiter plusieurs thèmes, de toucher plusieurs genres théâtraux et de mettre en scène de bons flashes qui n’auraient pas été assez consistants pour donner toute une pièce», signale Sébastien Gauthier. C’est ainsi qu’on y voit parader le parent moderne dans toutes ses déclinaisons, le meilleur comme le pire et tout ce qui loge entre ces deux pôles, chacun faisant de son mieux, en atteignant ou en ratant la cible, pour accomplir le complexe mandat de façonner un être humain, un exercice qui ne donne aucun répit et qui ne permet surtout pas l’erreur.

Et comptez sur le PTDN pour nous mener dans toutes les directions. Depuis des années, on y fait cohabiter efficacement des genres qui s’opposent, jumelant le réalisme au fantastique et à l’archétype, le farfelu au dramatique, toujours dans le but de faire rire tout en s’autorisant à jouer de l’archet sur nos cordes émotives. Cette fois ne fera donc pas exception à la règle.

«Le fil conducteur demeure l’amour de l’enfant», résume Louise Cardinal, tout en précisant que celui‑ci n’est jamais qu’évoqué. Il n’en demeure pas moins la raison et la cause de tout, le moteur des discussions, des antagonismes et des professions de foi de toutes sortes, bref, le personnage principal, bien qu’absent physiquement, c’est lui.

Pour avoir éprouvé le produit une quinzaine de fois à La Licorne, les artisans du PTDN savent que le spectacle marche et peut plaire à tous les genres de public, que son propos peut toucher tout le monde de différentes manières. Écriture naïve et spontanée, jeu à l’état pur, multiplicité des genres et rythme effréné, tout cela est mis dans une recette qui n’altère en rien la vérité des personnages, indique Louise Cardinal. «Ils sont dans l’action, jamais dans l’intellectualisation. Ils s’expriment spontanément par rapport à ce qu’ils vivent», dit‑elle.

Et tout ne finit pas par un punch. On laisse parfois le spectateur en plan, on le plante là, avec son jugement, sa réflexion sur ce qui vient de se passer. Car, si les personnages sont vrais, ils ne disent pas toujours la vérité.

«Parfois, quand on ment, on voit dans le regard de l’autre qu’il a perçu le mensonge. Dans sa direction d’acteurs, Frédéric (Blanchette) nous demandait souvent de trouver comment cacher ce mensonge», indique Sébastien Gauthier.

Sachez que le tout se déroulera dans un espace pratiquement vide que l’on construira et déconstruira au fur et à mesure, toujours dans cette optique de laisser l’acteur au premier plan. La pièce sera présentée à Blainville, du 21 juin au 24 août. Mise en garde: ce spectacle pourrait, comme certains spectateurs montréalais l’auraient exprimé, vous donner le goût de faire un bébé.

Billetterie: 450‑419‑8755.

 

 

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